Banque en ligne ING : Quel est son projet sur les crypto-monnaies ?

Banque en ligne ING : Quel est son projet sur les crypto-monnaies ?

Les banques regarderaient-elles du côté des crypto-monnaies pour trouver de nouveaux leviers d'activité ? C'est en tout cas vrai pour ING, qui s'intéresse à la conservation d'actifs numériques en toute sécurité. Décodage.
Banques en ligne

Rédigé par Olivier BALBASTRE

le 26 Décembre 2019

Le projet de cryptomonnaie chez ING

Danse du ventre des banques pour la blockchain

L’information est relayée par l’agence Reuters : la banque néerlandaise ING travaille au développement d’une technologie pour que ses clients puissent stocker leurs actifs numériques en toute sécurité. Voici ce que déclare la banque en ligne : « ING voit des opportunités croissantes en ce qui concerne les actifs numériques avec les jetons de sécurité et ceux adossés à des actifs natifs. ING est particulièrement concentré sur le développement de la technologie derrière les actifs numériques pour donner à ses clients un moyen conforme d’accéder au secteur émergent ».

En réalité, cette annonce n’a rien d’exceptionnelle puisque les grands groupes bancaires planchent déjà sur le sujet des crypto-actifs depuis quelques mois voire quelques années. En octobre dernier, Bank of America a par exemple confirmé travailler sur la monnaie virtuelle Ripple (XPR), projet dévoilé suite à la publication d’une offre d’emploi indiquant que la banque recherchait un spécialiste de cette crypto-monnaie.

Faciliter les services du trade finance  

En juin 2018, ING déjà, via sa filiale ING Ventures, participait avec BNP Paribas à la levée de fonds de la jeune pousse irlandaise TradeIX, spécialisée dans le blockchain dédiée au financement du commerce international. Un autre financeur de poids rejoint d’ailleurs l’aventure ces derniers jours : Accenture.

Au passage, TradeIX est avec R3 à l’origine du projet Marco Polo, initié en 2017 qui permet aux banques et à leurs clientèles entreprises, via la blockchain Corda, de baisser les coûts et le délai des transactions commerciales, tout en réduisant les risques. Le projet Marco Polo est soutenu par un consortium de 38 membres dont ING, BNP Paribas, le Crédit Agricole, Commerzbank, Mastercard, Microsoft ou Oracle.

Stockage des actifs numériques : feu vert pour les banques allemandes

On peut évoquer le projet de crypto-monnaie de Facebook, Libra, qui suscite toutefois la méfiance voire l’hostilité des autorités centrales et des gouvernements. D’ailleurs, plusieurs contributeurs à ce projet ont annoncé leur retrait (Visa, MasterCard, Paypal, etc.) laissant un point d’interrogation sur la suite à donner au dossier de Mark Zuckerberg. Interrogé sur la question, le PDG d’ING, Ralph Hamers s’est montré sceptique, précisant que les institutions bancaires étaient les « gardiens » du système financier.

La réglementation vis-à-vis des actifs numériques évolue notamment en Allemagne où le Bundestag a récemment adopté un projet de loi autorisant, à partir du 1e janvier 2020, les banques outre-Rhin à recevoir, stocker et vendre des actifs numériques tels que le Bitcoin (BTC) ou l’Ethereum (ETH). D’après Reuters qui recense 33 projets durant les quatre dernières années sur cette thématique, peu de phases de test ont toutefois passé le cap. C’est le cas du projet de wallet de crypto-monnaies mené par ABN AMRO qui a été abandonné, faute d’intérêt commercial.

ING entrevoit une attente des clients

ING n’a pas expliqué en détails son projet de solution de stockage sécurisé pour actifs numériques. Toutefois, l’idée ne tombe pas de nulle part. Déjà en juin 2018, le groupe de bancassurance, basé aux Pays-Bas, avait diligenté une étude qui démontrait l’engouement pour les crypto-monnaies. L’enquête, pilotée par Ipsos, révélait que deux tiers des sondés de 15 pays européens avaient entendu parler des monnaies virtuelles, que 9% en détenaient et que 16% songeaient à en acheter.

Plus d’un tiers des personnes interrogées estimaient que les actifs numériques seraient l’avenir du paiement en ligne. Jessica Exton, spécialiste chez ING, déclarait à cette occasion : « La crypto-monnaie est un investissement encore abstrait pour beaucoup, mais il semble avoir un intérêt plus prononcé que certains le suggèrent. Selon notre enquête, le nombre de possesseurs de crypto-monnaies pourrait doubler à l’avenir ». De quoi inciter ING à continuer d’avancer ses pions sur les crypto-monnaies et surtout la blockchain notamment pour le trade finance.

En juin 2019, un sondage Harris Interactive pour la plateforme d'échanges eToro montrait que deux tiers des Français avaient entendu parler des monnaies virtuelles mais que 80% estimaient qu'il s'agissait d'un effet de mode. Reste que 42% y voient un placement rentable même si seulement 6% des investisseurs ont placé leur argent sur les cryptos contre 11% sur les obligations et 11% sur les monnaies traditionnelles. Il faut dire que la grande volatilité des actifs numériques invite à la prudence.

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