Olivier BALBASTRE

Olivier BALBASTRE

Rédacteur web pour Pricebank.fr

En quelques mots

Banques en ligne

Docteur en géographie spécialiste des questions liées à la construction territoriale notamment dans le cadre de la politique régionale européenne, Olivier Balbastre est rédacteur web depuis plus de six ans et fournit des articles dans le domaine de l'assurance, de la banque, de la finance et de l'immobilier pour pricebank.fr


Les dernières contributions d'Olivier BALBASTRE

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    Dégel sur les taux des livrets d'épargne réglementés
    Article ajouté le 20/01/2022 à 14h49 Epargne
    Le gouvernement relève le taux du Livret A, à partir du 1er février 2022, de 0,5 % à 1 %. Cette revalorisation sur fond d'élection présidentielle et d'environnement inflationniste est inédite depuis août 2011. LDDS, LEP, et CEL sont concernés. Pas le PEL. Explications.
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    Qu'est-ce que le LDDS ?
    Article ajouté le 14/01/2022 à 14h55 Questions fréquentes
    Le livret de développement durable et solidaire est un livret d’épargne réglementé. L’ancien Codevi est un produit bancaire sans risque de perte de capital, gratuit, rémunéré et liquide. L’épargnant bénéficie d’intérêts calculés sur ses dépôts dont le taux est fixé par l’état. Il peut retirer son argent à tout moment. Comme le Livret A, toutes les banques peuvent distribuer un LDDS à leurs clients.   Qui peut ouvrir un LDDS ? Le Livret de Développement Durable et Solidaire est accessible pour toutes les personnes majeures domiciliées fiscalement en France. Par contre, une personne ne peut pas être titulaire de plusieurs LDDS. Cette limite est même de deux livrets par foyer fiscal. Un mineur est-il éligible pour ouvrir un LDDS ? Oui, s’il est fiscalement domicilié en France et qu’il présente des revenus personnels. Le mineur ne doit plus être rattaché au foyer fiscal de ses parents. Quelles sont les caractéristiques d’un LDDS ? Le livret de développement durable et solidaire est un livret d’épargne réglementé. Autrement dit : les banques n’ont pas le pouvoir de modifier ses caractéristiques. Ce droit revient à l’état.  Voici actuellement les données à connaître avant d’ouvrir un LDDS : pas de montant minimum, mais techniquement, les banques réclament un minimum de 15€ ; retraits et versements libres ; plafond de 12 000 € ; taux de rémunération de 1% ; calcul des intérêts les 1e et 16 du mois ; versement des intérêts le 31 décembre de chaque année ; exonération fiscale des gains (impôt sur le revenu et prélèvements sociaux) ; aucuns frais de fonctionnement (ouverture, versement, retrait, clôture). Bon à savoir : Les intérêts peuvent faire dépasser le plafond légal du LDDS, dont le montant global sera alors supérieur à 12.000€, mais les versements ne seront plus possibles. Pourquoi ouvrir un LDDS ? La logique de ce produit d’épargne est identique à celle d’un Livret A. Ce sont d’ailleurs deux livrets complémentaires. Généralement, les épargnants alimentent d’abord leur Livret A puis, une fois atteint le plafond, ils basculent leur versement sur un LDDS. Leur fonctionnement et leur taux d’intérêt sont d’ailleurs les mêmes. L’idée du LDDS est de se constituer une épargne de précaution, tout en évitant que l’argent ne dorme sur un compte courant non rémunéré. Les versements et les retraits sont libres et surtout peuvent se faire à tout moment sans conséquence fiscale. En effet, la fiscalité du LDDS avantageuse reste égale tout au long de la vie du produit, que le titulaire fasse des rachats partiels anticipés ou non.  Le capital est également sécurisé. Le souscripteur est certain de ne rien perdre, contrairement aux placements immobiliers ou boursiers type assurance vie multisupports. C’est donc l’idéal. Mais, en contrepartie de ce risque nul, les intérêts sont très faibles. Le taux du LDDS est gelé à 0,50% par l’état le 1e février 2020. En passant sous le niveau d’inflation, les dépôts sur un LDDS se transforment en réalité en perte de pouvoir d’achat. Le 1er février 2022, il passe à 1%.   Faire un don à une entreprise de l’économie sociale et solidaire En théorie, l’argent mis en dépôt sur les LDDS sert à financer l’activité du secteur de l’Économie Sociale et Solidaire (ESS). Dans la réalité, le fléchage des fonds est difficile à tracer comme pour le Livret A. Toutefois, avoir un LDDS permet de faire un don par simple virement bancaire à une entreprise de son choix évoluant dans l’ESS. L’épargnant alloue une partie de son capital ou de ses gains à un organisme qu’il choisit lui-même ou que sa banque lui propose. Voici quelques exemples de dons possibles : chez Boursorama Banque : Action contre la faim, Apprentis d’Auteuil, Emmaüs Connect, L’Enfant Bleu, Fondation ARC, Fondation pour la recherche médicale, Handicap International, Les Petits Princes, Les Restaurants du Cœur, Solidarité femmes, Unicef ; chez Fortuneo : ADIE, Banques Alimentaires, Fondation Abbé Pierre, France Nature Environnement, Institut Pasteur, Médecins du monde, MSF, Les Petits Princes, Secours populaire français, SNSM, Surfrider Foundation Europe ; chez BforBank : Acta Vista, Action contre la faim, Entourage, Femmes pour le Dire Femmes pour Agir, La cravate solidaire, L’UNAPEI, Electriciens sans frontières, Fondation pour la Nature et l’Homme, Les Déterminés, Réseau Etincelle. Les donateurs bénéficient de réduction d’impôt équivalente à 66% ou 75% de l’argent versé. Ce taux varie selon l’organisme ou l’association récipiendaire, sachant que des plafonds de versements de dons existent également.  Quelles sont les banques qui proposent le LDDS ? Toutes les banques traditionnelles commercialisent le livret de développement durable et solidaire. Voici la liste des banques en ligne qui proposent un LDDS : Boursorama Banque ; Fortuneo ; Monabanq ; ING ; BforBank ; Hello bank! ; Axa Banque. En revanche, pas de LDDS pour le moment dans les banques mobiles comme Orange Bank, Ma French Bank, N26, Revolut, etc. Comment fermer un LDDS ? La clôture d’un LDDS se fait par simple demande à sa banque, directement ou par courrier. Dans ce dernier cas, le client doit préciser les références de son livret de développement durable et solidaire et le numéro de compte (RIB/IBAN) du compte sur lequel il souhaite que l’argent soit dirigé.
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    Vivid Money, le cashback et l'investissement comme stratégies de conquête
    Article ajouté le 04/01/2022 à 15h36 FinTech
    Lancée en 2019 par deux anciens de Tinkoff Bank, Alexander Emeshev et Artem Yamanov, Vivid Money a bouclé une levée de fonds de 60 millions d'euros, en avril 2021. La Fintech tente de se différencier avec le cashback et l'investissement sur un marché concurrentiel.
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    La banque en ligne ING jette l'éponge en 2022
    Article ajouté le 27/12/2021 à 09h31 Banque
    Dans son communiqué du 21 décembre, la banque en ligne ING annonce l'arrêt de son activité de banque de détail, en France, dès 2022. Malmené par le contexte économique et concurrentiel, l'établissement arrête les dégâts, après 20 ans de déficit. Chronique d'une fin annoncée.
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    De São Paulo à New York, Nubank valorisée entre 40 et 55 milliards de dollars
    Article ajouté le 30/11/2021 à 14h45 Banque
    En 2022, la banque en ligne Nubank fera son entrée en bourse au Nasdaq, pour se projeter au-delà de son pré carré d'Amérique latine. Retour sur le succès d'une Fintech construite sur l'inclusion bancaire, une offre 100 % digitale et des tarifs très attractifs.
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    Doconomy, la carte bancaire qui calcule l'empreinte carbone de chaque achat
    Article ajouté le 19/11/2021 à 10h00 Banque
    COP26 de Glasgow, conférence des Nations unies sur le changement climatique : 450 banques mondiales ont pris l'engagement de décarboner leurs investissements. Si les promesses n'engagent que ceux qui les croient, d'autres sensibilisent directement les consommateurs pour qu'ils réduisent l'empreinte carbone des achats.
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    Paiement par puces sous-cutanées : quand la réalité rattrape la fiction
    Article ajouté le 15/11/2021 à 12h03 Moyens de paiement
    Le secteur des paiements est en perpétuelle évolution ces dernières années. Exit le paiement sans contact, les montres connectées, les cryptogrammes dynamiques et la biométrie. Faites-place aux implants sous la peau pour régler vos achats d'un revers de la main. Chiche ?
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    Marché immobilier : les enjeux actuels et à venir
    Article ajouté le 28/10/2021 à 15h51 Crédit
    Le dynamisme du marché immobilier en France ne doit pas masquer la déconnexion entre les prix des logements et les revenus des ménages. La bulle va-t-elle obligatoirement éclater, sur fond de changement des attentes des Français et de resserrement des conditions d'emprunt ? Explication.
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    Nouvel élan pour la Société Générale dans la banque de détail
    Article ajouté le 21/10/2021 à 10h25 Banque
    Le 12 octobre dernier, la Société Générale a présenté son projet de nouvelle banque de détail en France. Profitant de la fusion avec le Crédit du Nord, le modèle évoque une banque plus réactive, accessible et efficace. Un projet qui n'est pas sans casse.
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    Compte Idéal : la nouvelle offre premium de Ma French Bank
    Article ajouté le 11/10/2021 à 10h45 Banque
    La banque en ligne de la Banque Postale complète son offre de compte courant pour particuliers, en lançant son compte Idéal. L'offre à 6,90 euros par mois promet une carte plus généreuse à l'international, des économies via le cash back et un engagement solidaire.
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    Financer ses études : quelles solutions ?
    Article ajouté le 08/10/2021 à 14h50 Questions fréquentes
    La rentrée étudiante génère des frais (inscription, matériel, hébergement, restauration, transport). Ainsi, le syndicat étudiant de la Fage chiffre ce coût global pour les non boursiers à 2392,47 euros en 2021. Avec la pandémie, le gouvernement a décidé de geler les frais d’inscription, et de revaloriser les bourses sur critères sociaux de 1 %. Mais le reste à charge est toujours important. Quelles sont les solutions pour financer ses études 2021/2022 ? Découvrez les opportunités à saisir pour poursuivre sa licence ou son master sans se soucier des fins de mois difficiles. Job étudiant, alternance : la voie de l’autonomie Le financement des études supérieures peut passer par l’exercice d’un job étudiant. Outre la rémunération, cette option permet de se faire une première expérience professionnelle, à valoriser ensuite sur son CV. Évidemment, le job étudiant mobilise du temps par rapport aux études en dehors des cours. Il ne faut pas oublier de prioriser celles-ci dans l’organisation de l’emploi du temps. Autre piste d’indépendance financière : l’alternance. Cette opportunité permet de combiner des études et un stage en entreprise (BTS, DUT, licence pro, master pro, écoles). L’étudiant perçoit des rentrées d’argent, tout en tissant un lien avec l’entreprise qui l’accueille. De quoi miser sur un possible débouché professionnel dès la sortie des études supérieures. Les aides publiques et les bourses pour étudiant Les aides financières à destination des étudiants sont nombreuses. Encore faut-il les connaître. Avant de vous rendre dans son Crous (Centre régional des œuvres universitaires et scolaires), voici une liste d’aides publiques et de bourses pour financer ses études. Les bourses sur critères sociaux (BCS) : Conditions : tous les étudiants de moins de 28 ans peuvent y prétendre, mais leur éligibilité dépend d’une combinaison de nombreux critères (revenus des parents ou responsables légaux, distance kilométrique entre le lieu des études et le foyer familial, diplôme, etc.). Montant (variable) : exonération des frais d’inscription ; exonération de la contribution vie étudiante et de campus (98 euros en 2021/2022) ; versement d’une aide comprise entre 1042 euros pour l’échelon 0 bis et 5736 euros pour l’échelon 7 ; compléments spécifiques par exemple pour les frais de transport ; accès prioritaire au logement étudiant CROUS. L’aide au mérite : Conditions : percevoir une BCS ou une allocation spécifique annuelle ; avoir eu la mention « très bien » au Bac ; intégrer un établissement supérieur ; ne pas l’avoir déjà reçue 3 fois. Montant : 900 euros par an ; versement en 9 mensualités de 100 euros ; cumulable avec une aide spécifique ponctuelle ou une aide à la mobilité internationale. L’allocation Erasmus + Conditions (fixées par les établissements) : partir étudier dans un des 34 pays concernés par le programme ; avoir validé au moins une année d’études supérieures (BTS et DUT exclus) ; s’inscrire dans un établissement participant au programme ; faire sa demande 6 à 12 mois à l’avance. Montant (variable) : dépend de la durée du séjour, de la destination, du coût de la vie sur place ; entre 150 et 300 euros par mois sur 12 mois ; entre 300 et 500 euros par mois pour un stage à l’étranger ; cumulable avec la BCS. L’aide à la mobilité internationale : Conditions : bénéficier d’une BCS ou d’une aide spécifique annuelle ; préparer un diplôme national relevant de la compétence du ministère de l’enseignement supérieur ; aide délivrée sur 2 à 9 mois maximum sur l’ensemble des années d’études supérieures. Montant : 400 euros par mois ; cumulable avec l’aide au mérite et la BCS. L’aide à la mobilité Parcoursup : Conditions : avoir été bénéficiaire d’une bourse de lycée l’année scolaire précédente ; être inscrit sur Parcoursup cette année et avoir confirmé au moins un vœu en dehors de son académie de résidence ; avoir accepté définitivement une proposition d’admission (OUI ou OUI-SI) pour un vœu confirmé hors de votre académie de résidence. Montant : 500 euros ; versement unique au début de l’année étudiante ; cumulable avec la BCS, l’allocation annuelle, l’aide ponctuelle, l’aide à la mobilité internationale et l’aide au mérite. L’aide à la mobilité master : Conditions : étudiants boursiers titulaires d’une licence ; inscription en M1 dans un établissement supérieure localisé dans une autre région. Montant : 1000 euros. L’allocation spécifique annuelle pour étudiant en difficulté : Conditions : reprise des études supérieures à plus de 28 ans sans bénéficier d’une autre aide financière (RSA, chômage, etc.) et en présentant des revenus inférieurs au plafond prévu par le barème d’attribution des bourses sur critères sociaux ; ou élevé par un membre de sa famille sans décision judiciaire ; ou en situation de rupture familiale (après évaluation sociale de la situation d’isolement et de précarité) ; ou fiscalement indépendant et sans soutien matériel des parents (justification de salaires sur 12 mois de 3641,92 euros minimums). Montant : équivalent à la bourse sur critères sociaux. Les allocations pour la diversité dans la fonction publique (Bourse des Talents) : Conditions : préparer un ou plusieurs concours d’entrée dans la fonction publique (Ipag, Cpag), ou salarié en reconversion professionnelle, ou en recherche d’emploi ; ressortissant de l’Union européenne ; prise en compte des résultats antécédents (au mérite) ; prise en compte des ressources (pour 2021/2022 : le plafond de ressources pour un candidat ayant 0 point de charge est de 33 100 euros, et le plafond de ressources pour un candidat ayant 10 points de charge est de 69 860 euros). Montant : 2000 euros par an ; deux versements de 1000 euros (automne, printemps) ; renouvelable exceptionnellement une fois. Vous ne rentrez pas dans les critères d’attribution de cette catégorie d’aides financières ? Voyons ensemble ce que proposent les aides privées. Les aides privées Parmi les aides privées pour financer ses études supérieures, on peut citer : les fondations des grandes écoles type HEC ou Polytechnique qui allouent des aides financières à leurs élèves boursiers. Ces aides proviennent également d’associations d’anciens élèves. Leur objectif est de promouvoir la diversité des origines des étudiants. Ces aides privées permettent de financer tout ou partie de l’année d’étude ou de l’inscription au concours d’entrée ; la Fondation de France qui regroupe environ 120 fondations. Le programme d’aides privées délivre chaque année 2200 bourses pour une valeur de 3500 euros en moyenne ; le sponsoring, opérations soutenues par les entreprises en partenariat avec les grandes écoles d’ingénieurs notamment. Les aides permettent de financer les droits d’entrée d’un étudiant. Le montant peut atteindre 1400 euros par an. En contrepartie, l’élève s’engage à travailler en sortie de ses études dans l’entreprise marraine ; le financement participatif est une solution qui consiste à demander à des financeurs extérieurs de contribuer à une cagnotte. Attention, toutefois à cette option, car les plateformes dédiées ont fermé (Edukiys, Student Backr, Strudylink), sans doute une preuve d’un modèle économique non viable. Toutefois, des possibilités existent encore sur des plateformes de crowdlending généralistes comme Leetchi ou KissKissBankBank. Les aides privées pour les étudiants demeurent assez confidentielles. L’état a donc choisi d’élaborer un prêt étudiant qu’il garantit. Le prêt étudiant garanti par l’État Voici les caractéristiques principales à connaître pour le prêt étudiant garanti par l’État : pas de caution personnelle ni conditions de ressources ; pas de garantie parentale ni d’un tiers ; montant maximum de 20 000 euros ; durée minimale de 2 ans ; remboursement en différé possible. Les conditions d’éligibilité sont les suivantes : être inscrit dans un établissement d’enseignement supérieur français ; être âgé de moins de 28 ans au moment de la signature du contrat de prêt étudiant ; être français (ou avoir la nationalité d’un état membre de l’Union européenne en justifiant résider en France depuis au moins 5 ans sans discontinuité). Voici les banques qui distribuent le prêt étudiant garanti par l’État : la Société Générale ; le Crédit Mutuel ; le CIC ; les Banques Populaires ; les Caisses d’Épargne. La spécificité est que l’état se porte garant de l’emprunteur à hauteur de 70 % du montant total (hors intérêts). Le reste est pris en charge par la banque. Des banques justement qui formulent, elles aussi, des prêts spécifiques destinés aux étudiants. Le prêt bancaire pour les étudiants Si demander à une banque de l’argent pour financer ses études supérieures n’est pas la démarche la plus répandue, c’est pourtant une réelle solution. Les caractéristiques Il s’agit bien souvent d’un crédit à la consommation classique non affecté. Autrement dit, l’étudiant n’a pas besoin de justifier ses dépenses. En revanche, il doit justifier son statut d’étudiant pour bénéficier des périodes de franchise. Il s’engage bien sûr à rembourser son prêt personnel dans les conditions établies dans le contrat. Les prêts étudiants des banques Parmi les offres du marché (offres évolutives dans le temps), on peut citer : Société Générale : de 1000 à 20 000 euros, à un TAEG de 0,89 %, sur 1 à 10 ans ; Caisse d’Épargne : jusqu’à 45 000 euros, à un TAEG de 0,90 %, sur 1 à 10 ans ; Crédit Mutuel : jusqu’à 90 000 euros, à un TAEG de 0,90 %, sur 1 à 10 ans ; CIC : jusqu’à 80 000 euros, à un TAEG de 0,90 %, sur 1 à 10 ans ; Crédit Agricole : de 750 à 50 000 euros, à un TAEG de 0,90 %, sur 1 à 10 ans ; LCL : de 1500 à 75 000 euros, à un TAEG de 0,99 %, sur 1 à 10 ans ; La Banque populaire : de 1500 à 60 000 euros, à un TAEG variable selon la demande, sur 6 mois à 10 ans. Le fonctionnement : versement et remboursement Le versement du capital peut être débloqué en une seule fois ou progressivement dans le temps. Le remboursement peut également être différé dans le temps, après un an par exemple ou à la fin des études supérieures. C’est ce qu’on appelle la période de franchise partielle (l’étudiant ne rembourse au début que les intérêts) ou totale (l’étudiant ne rembourse qu’à partir d’une certaine date). Le prêt étudiant à taux zéro Le prêt étudiant à taux 0 signifie que l’étudiant ne rembourse que le capital. Attention, aux frais de dossier, ainsi qu’aux frais d’assurance emprunteur. La somme empruntable est toutefois limitée à 1000 ou 1500 euros. Ce prêt ne finance pas les droits d’inscription, mais plutôt l’achat de matériels comme un ordinateur. C’est donc tout un arsenal de solutions qui existent pour financer ses études en 2021, à condition de prendre le temps de les découvrir. N’hésitez pas à questionner le CROUS, votre banque (ou celle de vos parents) voire des conseillers au niveau local (votre mairie par exemple) pour ne pas laisser passer une opportunité, et vous libérer l’esprit pour la poursuite de vos études. Et si vous avez des retours d’expérience ou des bons plans, nous sommes à l’écoute !
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    PER : un atout supplémentaire dans le jeu de Boursorama Banque
    Article ajouté le 04/10/2021 à 14h16 Epargne
    Boursorama Banque complète son éventail de produits bancaires, en proposant un plan d'épargne retraite individuel, baptisé MATLA. Les deux principaux arguments sont le coût imbattable et des placements 100 % responsables. L'occasion de revenir sur les attraits du PER qui fête ses deux ans.
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    Que dois-je faire si ma carte bancaire est bloquée à l'étranger ?
    Article ajouté le 12/08/2021 à 15h33 Questions fréquentes
    Vous voilà parti à l’étranger passer des vacances ensoleillées et reposantes avec votre famille ou vos amis. Tout se déroule pour le mieux quand, tout à coup, votre carte bancaire est «mangée» par un distributeur automatique de billets qui refuse de vous restituer votre moyen de paiement. Ou alors, vous constatez, impuissant, le refus de votre demande de paiement par carte en magasin. Au secours, les larmes vous montent aux yeux entre colère, incompréhension et doutes. Que dois-je faire déjà en cas de carte bloquée dans un autre pays ? Détendez-vous, on vous explique. Pourquoi ma carte est-elle bloquée ? Plusieurs raisons peuvent expliquer le blocage de votre carte bancaire à l’étranger : dépassement du seuil de retrait hebdomadaire autorisé; dépassement de la limite du découvert bancaire autorisé; problème technique comme une puce défectueuse; actionnement de la procédure de sécurité en cas de soupçon de fraude à la carte bancaire; refus de certains pays (rares) des opérations par carte bancaire; expiration de la carte bancaire. Ces motifs de blocage de la carte bancaire sont souvent provoqués par un changement de comportements du titulaire. En effet, en vacances, l’utilisation de la CB est plus fréquente, ce qui peut alerter la banque. L’établissement peut anticiper un vol par exemple, non encore signalé, surtout quand les opérations se passent à l’étranger. De même, les retraits et les paiements peuvent entrainer des dépenses hebdomadaires plus élevées qu’à l’ordinaire. L’utilisateur peut mal évaluer les montants par rapport aux limites autorisées. Résultat : un énième retrait dans un DAB à l’étranger ou un paiement en magasin, et c’est le blocage. Que faire ? Prendre ses précautions La première réflexion à avoir, avant de partir en dehors de France, est de vérifier que la carte bancaire est une carte bancaire internationale. Les cartes Visa et MasterCard permettent de faire des retraits et des paiements n’importe où, dans n’importe quelle devise. Attention en revanche aux titulaires non majeurs, dont la carte bancaire n’est pas toujours opérationnelle sur le réseau international. Le fait de prévenir son conseiller bancaire d’un départ à l’étranger, de telle date à telle date, évite que la banque ne s’étonne de ces opérations à l’étranger. Rassuré, sans contre-ordre de votre part, l’établissement bancaire ne déclenchera pas la procédure de sécurité. C’est l’occasion de lui redemander les plafonds de retraits et de paiements de votre carte bancaire. Idem avec le découvert bancaire. Si besoin, demandez une augmentation temporaire des plafonds pour avoir une marge de manœuvre suffisante, une fois sur votre lieu de villégiature. Si les tracas sont moins problématiques en zone euro, tout se complique quand il s’agit de régler en devises. Il est recommandé de partir avec de l’argent liquide, dans la monnaie du pays de destination, histoire de se couvrir une fois sur place. Et, dès votre arrivée, vérifiez que tout fonctionne en effectuant un premier retrait. Bon à savoir : privilégiez des retraits importants, car chaque opération est possiblement facturée par votre banque. Si vous multipliez les petits retraits, vous multipliez aussi les frais bancaires en devises, sauf à choisir une banque en ligne avantageuse sur cette ligne tarifaire. Autre réflexe à avoir : emporter une autre carte bancaire internationale (ou plus!). Si l’une ne fonctionne pas, l’autre prendra le relais. Enfin, avant de partir, prenez soin de noter les coordonnées de votre conseiller bancaire, qui pourra être d’un secours bienvenu en cas de souci, ainsi que les coordonnées de vos cartes bancaires. Blocage de la carte : et là, c’est le drame ! Vous avez suivi à la lettre tous les conseils pour ne pas que cette mésaventure vous arrive, et pourtant, le fait est là : votre carte bancaire est bloquée à l’étranger ! Inutile de s’énerver, puisque logiquement vous pouvez contacter votre conseiller bancaire, qui va vous indiquer les démarches à suivre. Et s’il n’est pas joignable, contactez votre réseau Visa ou MasterCard. Pensez à utiliser votre autre carte bancaire internationale. Et, en dernier recours, sollicitez l’aide de votre entourage présent sur place (famille, amis, collègues de travail) ou resté en France. Il est possible de récupérer du cash via un transfert d’argent à l’international. Passez par votre banque, même s’il vaut mieux miser sur des acteurs spécialisés plus rapides (Western Union, Paytop, Azimo, etc.), et moins couteux. On vous a volé toutes vos affaires ? Sachez que tous les Français, touristes ou non, qui rencontrent des difficultés à l’étranger peuvent prendre contact avec le consulat. Une permanence est assurée, y compris les weekends et en dehors des heures de service. Avant de partir à l’étranger, consultez le site du ministère des Affaires étrangères et européennes pour noter les coordonnées des postes consulaires du pays dans lequel vous voyagez. Que faire en cas de vol de ma carte bancaire à l’étranger ? Voici les étapes à suivre si on vous dérobe votre carte bancaire à l’étranger : Désactiver la carte via votre application mobile bancaire, en attendant la confirmation du vol ou de la perte de la carte bancaire. La carte peut encore être débloquée par le même procédé, depuis votre espace client en ligne. Faire opposition, en appelant le 0 892 705 705 (service interbancaire dédié aux demandes d’opposition) : ouvert 7 jours/7 et 24 h/24 – coût d’un appel vers un numéro fixe + service payant, depuis un téléphone fixe ou mobile. Confirmer par écrit ou via l’appli mobile. Attention, la carte est alors définitivement bloquée. Contacter le consulat ou l’ambassade pour vous faire accompagner, notamment pour porter plainte. Demander une nouvelle carte bancaire auprès de votre conseiller. Vous préparez un départ à l’étranger ? Pensez à respecter ces consignes pour partir sereinement avec votre carte bancaire. N’hésitez pas à ouvrir un compte secondaire dans une banque en ligne, même en urgence, puisque quelques minutes suffisent pour la souscription depuis un téléphone mobile. D’une part, vous disposez d’une solution de secours, sans payer de frais bancaires supplémentaires. Certaines proposent même la gratuité sur les mouvements bancaires en devises, et il est plus économique de l’utiliser que la carte de votre banque principale. D’autre part, tout se pilote en ligne depuis son smartphone. À condition de ne pas égarer son téléphone portable, mais ça, c’est encore une autre histoire !
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    Comment ouvrir un compte pro Hello Bank Business ?
    Article ajouté le 18/06/2021 à 17h07 Questions fréquentes
    Avec Hello Business (10,90€/mois), la banque en ligne filiale de BNP Paribas vise une clientèle professionnelle. L’offre packagée dédiée aux auto-entrepreneurs, commerçants, artisans et professions libérales, permet d’avoir un compte pro 100% en ligne, tout en profitant des avantages et de la solidité d’un grand groupe bancaire. Avant de voir comment ouvrir un compte auto-entrepreneur chez Hello bank!, faisons un rappel sur les atouts de cette offre lancée en mai 2021. Les points forts de l’offre Hello Business : compte associé à un IBAN Français ; aucuns frais de tenue de compte ni commission de mouvements ; facilité de caisse automatique en cas de difficulté passagère ; dépôt de chèque via l'application Hello bank! ; service client dédié Hello Team Pro. Qui peut en bénéficier ? L’offre de compte professionnel Hello Business est destinée uniquement aux entrepreneurs individuels. Parmi cette catégorie de travailleurs non salariés, on trouve les auto-entrepreneurs ou micro-entrepreneurs, les indépendants, les entreprises individuelles (EI), les entreprises individuelles à responsabilité limitée (EIRL) ou encore les professions libérales. Les conditions d’éligibilité à remplir sont les suivantes : être une personne physique de plus de 18 ans ; résider en France ; disposer du compte pour ses besoins professionnels ; posséder le statut juridique d’entreprise individuelle ou de micro-entreprise. Comme pour toute souscription à un compte bancaire, le client doit fournir une pièce justificative d’immatriculation de moins de trois mois. Il a le choix entre : une attestation du numéro de SIREN via le Centre des Formalités des Entreprises (CFE) de l’URSSAF ou ; un justificatif d’immatriculation au registre du commerce et des sociétés (RCS) ou ; un justificatif d’immatriculation au répertoire des métiers. Compte auto-entrepreneur : que propose Hello Bank et à quel coût ? La banque en ligne affiche une tarification transparente assez facile à comprendre. Les principaux services sont inclus dans le forfait mensuel. Il faut être attentif par contre aux opérations menées avec un conseiller client en agences BNP Paribas (maison mère d’Hello bank!). Attention également aux incidents de paiement. Un forfait Hello Business à 10,90 €/mois L’offre packagée contient : un compte bancaire professionnel ; une carte Visa Hello Business et ses garanties d’assurances et d’assistance ; un espace client en ligne sur l’application bancaire Hello Bank ; le service Mon Business Assistant Start (listing des clients, création, modification et édition de factures, de devis et d’avoirs) ; le service de virements SEPA instantanés gratuits et illimités. Pas de frais de tenue de compte Parmi les frais Hello Business, le client ne paye pas de frais de tenue de compte ni de frais de fonctionnement (ouverture, clôture, mouvement). Attention toutefois aux frais de compte inactifs de 30 €/an. L’accès au service client en ligne ou par téléphone est gratuit. Idem pour les frais d’envoi d’un chèque par pli postal. Retraits et paiements gratuits partout En ce qui concerne les retraits d’espèces avec la carte (peu importe le réseau) et les dépôts de cash aux automates BNP Paribas, les frais sont nuls. Les paiements en euros et en devises sont également gratuits. Les plafonds de paiement peuvent aller jusqu’à 3000 € sur 30 jours glissants. Les plafonds de retraits courent possiblement jusqu’à 500 € sur 7 jours consécutifs. Enfin, les virements en illimité sont aussi inclus dans le forfait. Coût des différents incidents de paiements En revanche, les incidents de paiement (position débitrice, chèque erroné, etc.) sont facturés 9,50€ par opération (95€/mois maximum). Incidents de paiement et irrégularités Frais engendrés Frais par opposition à tiers détenteur 100€ Frais par saisie-attribution 100€ Frais par saisie conservatoire 100€ Frais de lettre d’information pour compte débiteur non autorisé 34€ Frais par saisie administrative à tiers détenteur 10 % du montant dû au Trésor Public dans la limite d’un plafond de 100 € Frais suite à notification d’interdiction bancaire signalée par la Banque de France 33,50 € Frais de lettre d’information préalable pour chèque sans provision 14 €   Les autres services Hello Business Depuis l’application mobile Hello bank!, le travailleur indépendant peut gérer sa carte : modifier le débit (immédiat, différé) ; bloquer/débloquer/faire opposition ; activer/désactiver le paiement en ligne ou sans contact ; augmenter/réduire ses plafonds de retraits et de paiements de manière temporaire ; accéder au service de dépannage partout dans le monde en cas de vol ou de perte. Le travailleur non salarié bénéficie également de garanties d’assurances et d’assistance lui offrant : une indemnité journalière en cas d’hospitalisation ; une protection location de véhicule (déplacements professionnels) ; une couverture juridique en cas de conflit avec un client ; une garantie voyage lors des déplacements hors de France. Parmi les autres services intéressants, on peut mentionner : une facilité de caisse de 1500 € ; un service client dédié aux clients professionnels joignable 6j/7. Comment encaisser son argent avec Hello Business ? Le client pro Hello bank! dispose de trois possibilités pour l’encaissement de ses revenus : le chèque (scan depuis l’appli mobile + envoi de l’original par voie postale) ; les espèces (automates BNP Paribas) ; la carte bancaire (depuis un smartphone avec l’outil Lyf Pro) ; La banque en ligne pour pro doit ajouter prochainement le terminal de paiement SumUp. Les étapes pour ouvrir un compte pro Hello Bank Ouvrir un compte Hello Business consiste à suivre le parcours client suivant : rendez-vous sur le site hellobankpro.fr remplissez le formulaire d’ouverture de compte pro en renseignant les informations personnelles et professionnelles demandées ; cochez les options indiquées pour profiter des services et produits bancaires additionnels (sous réserve d’acceptation de la banque en ligne) ; effectuez une signature en ligne de la convention de compte pro en indiquant le code confidentiel récupéré par SMS ; scannez ou photographiez les documents justificatifs via votre smartphone avant de les déposer en ligne ; réalisez le versement initial obligatoire (entre 10€ et 300€) grâce au RIB reçu par mail. >>>> En savoir plus sur le compte pro Hello Business Bon à savoir : le premier versement sur le compte pro Hello Business doit provenir d’un compte détenu au nom du client demandeur, domicilié dans un établissement bancaire d’un pays de l’Union européenne. Ses coordonnées devront être renseignées dans le formulaire d’adhésion. Quand puis-je commencer à utiliser ma carte Visa Hello Business ? L’activation du compte pro a lieu sous quelques jours, une fois le dossier de demande validé par la banque en ligne. L’auto-entrepreneur récupère sa carte bancaire Visa Hello Business par pli postal. Il faut compter : 15 jours ouvrés pour la première carte Hello Business à partir de l’ouverture effective du compte bancaire pro ; dans le mois d’échéance en cours en cas de renouvellement ; 5 jours ouvrés pour une nouvelle carte suite à une mise en opposition (vol, perte). Carte Visa Hello Business : débit immédiat ou différé ? Le choix doit se faire au moment de la souscription si toutefois vous décidez de disposer d’une carte bancaire. Il est ensuite parfaitement possible de modifier ce premier choix en vous adressant directement au service client par téléphone au 0800 848 400 (appel non surtaxé). La banque en ligne souhaite enrichir son offre de services (crédit professionnels) et élargir son public cible (personnes morales). La banque en ligne propose également une offre de bienvenue à saisir pour au moins tester le produit et le service. Si vous avez une question à propos de l’offre Hello Business d’Hello bank!, laissez-nous un message ou un commentaire pour que nous puissions vous aider !
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    Quelle est la fiscalité des gains en bourse ?
    Article ajouté le 27/05/2021 à 09h46 Questions fréquentes
    Les revenus des actions et autres obligations détenues dans des comptes-titres ordinaires et autres PEA sont imposables. Avec des spécificités toutefois ! En France, deux principaux modes d’imposition existent actuellement : la flat tax à 30% et le barème progressif de l’impôt sur le revenu. Alors, quel est le niveau de fiscalité sur les gains en bourse ? Comment doit-on déclarer ses revenus boursiers, plus-values sur cessions de titres, dividendes et autres coupons obligataires ? Finis les tracas et les interrogations après la lecture de cet article récapitulatif ! Quelle fiscalité pour un compte-titres ? Un compte-titres ordinaire (CTO) est un véhicule financier qui permet d’investir sur des valeurs mobilières en Bourse sur les marchés, dans des actions d’entreprises cotées ou non, dans la pierre-papier (immobilier), sur des fonds indiciels, etc. Et les revenus et plus values accumulés sur ce compte d’instruments financiers (CIF) sont soumis à imposition. Une fiscalité plus simple avec l’instauration de la flat-tax à 30% Depuis 2018, la fiscalité d’un CTO est placée sous le régime de la flat tax. Les gains de toute nature (plus-values, dividendes et assimilés) sont alors assujettis au prélèvement forfaitaire unique (PFU  dont le taux actuel de 12,8%) auquel s’ajoutent les prélèvements sociaux (taux actuel de 17,2%). Toutefois, l’investisseur peut préférer le système traditionnel de l’imposition au barème progressif de l’impôt sur le revenu (IR). Le niveau de taxation (0%, 14%, 30%, 41%, etc.) se fait alors selon sa tranche marginale d’imposition calculée par le fisc. Flat tax ou barème IR ? Généralement, le PFU demeure la solution la plus compétitive, à l’exception de quelques cas précis comme les titres en possession depuis plus de 8 ans qui offrent un abattement fiscal. Attention, ces abattements ne sont possibles que si les titres sont associés à des PME de moins de 10 ans et que leur achat remonte avant le 1er janvier 2018. Le dispositif d’abattement fiscal sur les gains d’actions est le suivant : Abattement de droit commun applicable aux cessions d'actions, parts sociales, FCP à risque et OPCVM (comportant au minimum 75% de ces titres) de : 50% si détention du titre entre 2 et 8 ans ; 65% à partir de 8 ans de détention. Abattement renforcé applicable aux cessions de titres de PME fondées il y a moins de 10 ans au moment de l’achat, de dirigeants de PME en départ à la retraite, de « jeunes entreprises innovantes » (JEI) et intrafamiliales de : 50% si détention inférieure à 4 ans ; 65% jusqu'à 8 ans de détention ; 85% au-delà de 8 ans de détention. Abattement pour les dirigeants de PME partant à la retraite : 500 000 euros par société (jusqu’en 2022). Conseil : Le barème progressif s’avère également plus judicieux pour les ménages non imposables.  Sur la déclaration de revenu Le contribuable doit choisir tous les ans dans sa déclaration de revenus la modalité d’imposition qu’il souhaite. Et comme la réflexion arrive a posteriori (en 2021 pour des gains perçus en 2020), il peut opter pour la formule fiscale la plus avantageuse.  Sur la déclaration de revenu, il faut cocher la case 2OP pour activer le choix de l’imposition au barème progressif. Attention, cette décision est irrévocable uniquement pour l’année concernant la déclaration de revenus.  Pour rappel, le contribuable doit déduire de ses revenus imposables les frais ou droits de gardes des titres seulement s’il opte pour l’imposition à l’IR. En revanche, peu importe le mode d’imposition, les pertes ou moins-values peuvent être compensées sur les plus-values à venir (10 ans maximum).  Si les données sont transmises via l’imprimé fiscal unique fourni par la banque, le contribuable n’a plus qu’à les reporter sur les cases 3VG et suivantes. Les abattements fiscaux dans le cadre de l’imposition au barème doivent être chiffrés dans les cases 3SG ou 3SL (joindre les fiches 2074 ou 2074 CMV). Enfin, l’imprimé 2074 comporte le montant de la déduction des moins-values des années précédentes. La contribution exceptionnelle des hauts revenus   Si les revenus du contribuable détenteur d’un compte-titres franchissent un certain seuil, alors il est soumis à la contribution exceptionnelle des hauts revenus (CEDH). C’est le cas d’une personne célibataire sans enfant qui perçoit plus de 250 000 euros de revenu fiscal de référence ou d’un ménage à imposition commune qui touche plus de 500 000 euros de revenu fiscal de référence. Peu importe la modalité d’imposition, cette contribution s’additionne à l’IR. Sa base imposable équivaut au revenu fiscal de référence (RFR) du foyer fiscal qui se différencie de l’assiette taxable à l’IR. Le montant brut des dividendes sans abattement est pris pour calculer le RFR, tandis que l’assiette taxable tient compte du montant net après battement de 40% pour le calcul de l’imposition au barème de l’IR. Comptes-titres et impôt sur la fortune immobilière Les revenus d’un compte-titres ordinaire ne sont pas soumis à l’impôt sur la fortune immobilière (IFI). Néanmoins, si le contribuable est soumis à l’IFI, les titres de son CTO ayant une composante immobilière sont passibles de cet impôt. Il faut prendre leur valeur au 1er janvier de chaque année civile. Dans ce cas de figure, les courtiers financiers ou les sociétés de gestion informent leur clientèle de la quote-part taxable de leurs investissements à l’IFI. Le contribuable n’a plus qu’à reporter les données sur sa feuille de déclaration d’impôt sur la fortune immobilière.  Quelle fiscalité pour le PEA ? Le Plan d’épargne en actions est un compte-titres ordinaires plus restreint et moins souple. Il implique des contraintes réglementaires ou légales en matière d’investissement géographique et sectorielle. Toutefois, le PEA et son complémentaire PEA-PME disposent d’une fiscalité spécifique voire avantageuse. Caractéristiques du PEA Les versements sur un PEA sont plafonnés à 150 000 euros et ceux sur un PEA-PME à 225 000 euros. Par contre, le cumul des deux ne peut dépasser 225 000 euros.  Les achats d’actions ne concernent que les entreprises basées dans l’Union européenne ou l’espace économique européen. Les actions éligibles sont les parts de SARL, les actions d’entreprises cotées ou non, les SICAV, les FCP, les OPC, les OC, les FIA ou encore les instruments de dettes.  Pour le PEA-PME, l’éligibilité correspond aux caractéristiques d’une ETI à savoir : entreprise de plus de 5000 salariés, chiffre d’affaires inférieur à 1,5 milliard d’euros ou bilan inférieur/ égal à 2 milliards d’euros. Particularités fiscales du PEA (et du PEA-PME) Tout dépend de la durée de détention du PEA : Avant le 5ème anniversaire : application de la flat tax de 30% sur les gains pour les retraits effectués à partir du 1er janvier 2019 ; Après le 5ème anniversaire : exonération d’imposition sur le revenu des gains mais application des prélèvements sociaux (17,2%). Attention, les revenus des titres non cotés d’un PEA sont exonérés dans la limite de 10% des placements chaque année. Pour calculer le gain net, il faut retrancher la somme des versements réalisés sur le PEA depuis le début à la valeur liquidative du plan à date du retrait. Avant 5 ans, certains retraits profitent tout de même d’une exonération à l’IR : en cas de décès du souscripteur ; si les sommes retirées servent à financer la création ou la reprise d’une entreprise (sous condition). Rappel : un retrait même partiel effectué avant 5 ans entraine la clôture du PEA sauf cas particuliers (passage en retraite anticipée, licenciement ou invalidité de 2e ou 3e catégorie).  Récapitulatif du taux d'imposition des revenus nets Types de compte Imposition Compte-titres Flat Tax de 30% sur les gains nets (ou sur option au barême progressif de l'IR) Plan d'Epargne en Actions Retrait des gains : avant 2 ans : 39,7% entre 2 et 5 ans : 36,2% entre 5 et 8 ans : exonérés d'impôts mais soumis aux prélèvements sociaux (17,2%) après 8 ans : exonérés d'impôts mais soumis aux prélèvements sociaux (17,2%)   Vous devez remplir votre déclaration de revenus et vous avez une question sur la fiscalité des ordres de bourse et des actions. Consultez nos diverses ressources en ligne ou contactez-nous directement !
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    Assurance vie et assurance décès : quelles différences ?
    Article ajouté le 30/04/2021 à 15h27 Questions fréquentes
    Rassurez-vous, confondre assurance vie et assurance décès n’a rien de honteux. La confusion vient des termes eux-mêmes...et de l’actualité qui véhicule régulièrement des affaires d’héritage où s’écharpent les bénéficiaires d’une assurance vie du défunt. Résultat : la grande majorité d’entre nous rapprochent assurance vie et décès jusqu’à ne plus les dissocier. Erreur mon cher Watson ! Si les deux produits ont un rôle à jouer en cas de décès de l’assuré, leur objectif initial et leurs modalités de fonctionnement diffèrent en bien des points. Vous avez envie de connaître ce qui distingue l’assurance vie de l’assurance décès pour mieux anticiper les conséquences d’un accident ou même briller en société ? Accrochez-vous, c’est parti ! Comparaison de l’assurance vie et l’assurance décès Voici un tableau récapitulatif des principales différences et convergences des deux catégories de contrats d’assurance que nous allons développer : Comparatif Assurance vie Assurance décès Différences Objectif Constitution d’un capital Protéger ses proches Fonctionnement Placement financier Cotisations à fonds perdus Capital Evolutif dans le temps Fixe dès le départ Disponibilité A tout moment Seulement en cas de décès Convergences Transmission Capital avec avantage fiscal et exonéré des droits de succession Bénéficiaires Libre choix Versement En capital ou en rente   C’est quoi une assurance vie ? C’est quoi une assurance décès ? Pour repérer les différences entre l’assurance décès et l’assurance vie, encore faut-il définir correctement ces deux produits. Alors commençons déjà par signaler que les deux n’ont pas - mais pas du tout - le même objectif. Afin de ne pas vous tromper dans votre stratégie de prévoyance et/ou patrimoniale, voici ce que vous devez retenir. Définition de l’assurance vie Une assurance vie est un placement financier. Il dessert plusieurs objectifs : se constituer une cagnotte, préparer sa retraite, optimiser la transmission de son patrimoine. L’assuré place donc un capital qu’il souhaite faire fructifier et récupérer quand il le veut. L’assurance vie jouit d’avantages fiscaux au moment de son rachat ou de sa transmission à un bénéficiaire désigné. C’est un produit financier liquide (l’argent est disponible tout le temps), flexible (l’assuré peut faire des versements programmés ou non, rachats partiels ou non) et potentiellement sécurisé (uniquement dans le cadre des fonds en euros à capital garanti). Définition de l’assurance décès Une assurance décès est un outil de prévoyance. Il couvre le risque de décès de l’assuré. Autrement dit : si le souscripteur décède, l’assureur débloque le capital qui a été défini au départ aux ayants droit. Cela signifie aussi que seul ce risque est couvert. Les fonds versés sont perdus si, à échéance du contrat d’assurance décès, le souscripteur est vivant. Son intérêt : protéger les proches du défunt assuré si celui-ci vient à disparaître de manière prématurée. Ici, l’argent ne « travaille » pas. L’assureur ne verse pas d’intérêt. Bon à savoir : ne pas confondre non plus assurance décès et assurance obsèques, la seconde étant vouée à financer les funérailles de l’assuré souscripteur. Nous venons de voir la différence d’objectifs de l’assurance vie et de l’assurance décès. Voyons maintenant leur mode de fonctionnement bien distinct lui aussi. Assurance vie ou assurance décès : comment les deux contrats fonctionnent ? L’assurance vie est un placement financier. Il faut donc choisir un intermédiaire qui va se charger de placer l’argent et le restituer avec des intérêts au moment souhaité. L’assurance décès est moins compliquée à comprendre. L’assuré signe au départ pour un capital à reverser au bénéficiaire et s’acquitte d’une prime d’assurance tout au long de la vie du contrat.   Le fonctionnement de l’assurance vie L’assurance vie est un produit de placement financier. Le souscripteur ouvre son contrat, dans une banque par exemple. Il verse une première somme et alimente ensuite régulièrement son compte. L’argent est alors placé sur des supports financiers : actions, obligations, SCPI, trackers, etc. En fonction des performances du portefeuille d’actifs, l’assuré perçoit des intérêts qui s’ajoutent à son capital à la fin de chaque année calendaire. L’assuré est libre de faire des retraits à tout moment. L’argent n’est pas bloqué. Par contre, la date des rachats peut influer sur la fiscalité des gains acquis. C’est pour ça qu’ouvrir une assurance vie doit se penser pour 8 ans minimum. Cet horizon de placement permet d’optimiser la fiscalité de l’assurance vie (exonération). Des frais viennent toutefois grignoter la performance des taux servis (frais d’adhésion, de gestion, d’arbitrages et de sortie). Bon à savoir : le contrat d’assurance vie multisupport propose deux poches, le fonds en euros à capital garanti moins lucratif et les unités de compte plus risquées mais potentiellement plus rémunératrices.  Et en cas de décès ? L’argent est reversé au bénéficiaire sous forme de capital ou de rente. L’assuré doit préciser son non et prénom dans la clause bénéficiaire prévue à cet effet. Il peut s’agir d’un conjoint, d’un enfant, d’un parent, d’un proche, etc. Les ayants droit peuvent être plusieurs à se partager le capital au prorata de ce qui a été prévu (ou en fonction du degré de lien de parenté si rien n’est prévu).  Outre l’exonération fiscale, les sommes versées sont exclues de la succession du défunt. Concrètement, l’assurance vie n’entre pas en compte dans le calcul de la réserve héréditaire et de la quotité disponible déterminé par le notaire. Ce qui peut parfois poser problème et entrainer des tensions à propos de l’héritage (nos fameuses actualités de notre intro !). Le fonctionnement de l’assurance décès  Le souscripteur d’un contrat prévoyance décès définit le capital décès dans le contrat. Dès le départ, l’argent à remettre aux bénéficiaires est donc connu. Il lui faut désormais verser une prime pour constituer ce capital. Trois possibilités existent : payer tous les mois / trimestres / années une certaine somme, payer toute la somme d’un coup lors de l’adhésion, ou payer en faisant un mixte des deux. En cas de décès, soit le risque couvert par le contrat, l’assureur débloque le capital en une seule fois ou sous forme de rente aux bénéficiaires désignés. Bon à savoir : pensez à vérifier que le contrat collectif de prévoyance de votre entreprise ne vous couvre pas déjà en cas de décès. Jusque quand verse-t-on des primes d’assurance décès ? Il existe deux cas de figure qui n’ont pas du tout les mêmes conséquences. Si l’assuré choisit l’assurance décès vie entière, alors le contrat continue jusqu’au décès. Tant que l’assuré cotise, il est couvert. Si l’assuré opte pour l’assurance décès temporaire, alors le contrat s’arrête à échéance. Il peut s’agir d’une date d’anniversaire de l’assuré ou d’une date du calendrier. Ensuite, l’assuré ne cotisant plus, il n’est plus couvert. Attention, lorsque la couverture de l’assurance décès s’arrête, il est impossible de récupérer le capital versé. On parle alors d’un système de cotisations à fonds perdus. C’est exactement le même processus avec d’autres assurances plus connues. Par exemple, vous payez une assurance habitation mais si aucun sinistre ne survient, vous ne récupérez pas pour autant les cotisations versées depuis des mois et des années. Le principe de l’assurance décès à fonds perdus fonctionne à l’identique.  Ecart de prix entre assurance décès et assurance vie  Si vous vous posez la question du différentiel de tarif entre l’assurance vie et l’assurance décès, vous faites fausse route. Pourquoi ? Parce que ces deux produits n’ont rien à voir. Voyons tout de même comment se formalisent les coûts d’assurance vie et d’assurance décès. Quel est le tarif d’un contrat d’assurance vie ? Les frais d’une assurance vie reposent sur le fonctionnement du compte lui-même et de la gestion de l’argent placé. Pour le fonctionnement, la banque ou l’assureur facture des frais de souscription, des frais de versement et des frais de fermeture. Mais tout dépend de la grille tarifaire des établissements. Comparer gratuitement les contrats d'Assurances Vie avec PriceBank Il est intéressant de faire jouer la concurrence bien qu’à ce titre, les banques en ligne et les brokers soient très agressifs. La plupart du temps, ces services y sont gratuits. Le cas échéant, le coût s’exprime en pourcentage des montants en jeu. Attention notamment si vous faites des versements réguliers sur votre contrat. Chacune de vos opérations pourrait être facturée. Autre poste de dépense : les frais de gestion et les frais d’arbitrage. Le service est plus onéreux quand on délègue la gestion de son épargne que lorsqu’on choisit un mode de gestion libre. Logique puisqu’on ne paie pas l’expertise ou le temps de travail des conseillers.  Quant aux frais d’arbitrage, ils sanctionnent chaque fois où l’assuré décide de réorienter sa stratégie ou de réaménager les positions de son portefeuille d’actifs. Ils concernent donc les unités de compte. Là encore, les banques en ligne et les brokers proposent la gratuité pour certains ou des tarifs très compétitifs. Ce qu’il faut retenir : ce sont autant de coûts qui s’additionnent et viennent rogner le taux d’intérêt brut de votre contrat d’assurance vie.  Quel est le tarif d’un contrat d’assurance décès ? Le prix d’une assurance décès est plus direct à calculer. C’est tout simplement la somme des cotisations versées ou du capital de départ déposé à laquelle s’ajoutent des frais de dossier. Point. Est-ce si simple ? Hélas, non ce n’est pas aussi simple car tout dépend du calcul du prix de l’assurance décès réalisé par l’assureur en fonction du profil et des caractéristiques du souscripteur.  Trois paramètres se combinent : l’âge de l’assuré, son état de santé et le montant du capital voulu. La compagnie d’assurance décès n’étant pas une institution philanthropique, son but est d’évaluer le risque de chaque profil de client. Ainsi, plus l’assuré est âgé ou présente des risques en matière de santé, plus la cotisation sera élevée.  D’ailleurs, à partir d’un certain âge (65 ans), il devient impossible de souscrire un contrat prévoyance décès. En ce qui concerne les antécédents de santé, l’assuré doit remplir un questionnaire de santé plus ou moins complexe. Et, attention, une omission ou un mensonge rendent nul et non avenu le contrat. Certains comportements à risque peuvent amener l’assureur à appliquer un surcoût de cotisation. C’est typiquement le cas des fumeurs pour lesquels s’applique une majoration de la prime d’assurance décès. Enfin, méfiance aussi face aux exclusions de garantie : par exemple, le suicide de l’assuré durant la première année de souscription.   Pour compléter les couvertures en cas de décès  Voici quelques formules complémentaires à connaître qui contribuent à préserver ses proches financièrement en cas de décès : l’assurance emprunteur : sa signature intervient au moment de souscrire un prêt, notamment un crédit immobilier. En cas de décès (ou d’invalidité), cette garantie fait que l’assureur prend à sa charge le reste des remboursements, délestant la famille du défunt de ce fardeau financier ; la garantie plancher de l’assurance vie : cette protection permet aux proches de l’assuré décédé prématurément de couvrir les éventuelles pertes en capital causées par des performances négatives du placement financier ; l’option du doublement du capital en cas de décès accidentel : la garantie permet comme son nom l’indique de multiplier par deux le capital sous conditions d’un décès accidentel ; la rente d’éducation : l’argent bénéficie aux enfants de l’assuré avec un blocage puis une libération progressive des fonds sous forme de rente temporaire jusqu’aux 25 ans des enfants ; la perte totale et irréversible d’autonomie (PTIA) : cette assurance prévoyance est souvent couplée avec l’assurance décès. Elle intervient lorsque l’assuré accidenté ou malade est dans l’incapacité de travailler et donc de percevoir des revenus. >>>> Pour comparer les contrats d'Assurance décès et Convention obsèques
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    Quels comptes bancaires doit-on déclarer aux impôts ?
    Article ajouté le 06/04/2021 à 15h26 Questions fréquentes
    Tous les comptes bancaires doivent être déclarés au fisc y compris ceux détenus à l’étranger. Cela ne signifie pas pour autant que tous les intérêts et les gains perçus entrent dans le calcul de l’impôt sur le revenu. En effet, des produits bancaires sont exonérés d’impôt alors que d’autres bénéficient d’abattements fiscaux. Reste que les sommes doivent bien figurer sur la déclaration annuelle. Si elles ne le sont pas ou qu’elles le sont de manière erronée (par omission ou par négligence), l’administration fiscale peut vous sanctionner pour fraude. Généralement, la communication entre banques et fisc permet d’avoir une déclaration annuelle de revenus pré-remplie ce qui facilite les choses. Mais il faut toujours vérifier. Voici tout ce qu’il faut savoir pour bien déclarer aux impôts ses comptes bancaires et ainsi éviter les erreurs. Déclaration d’un compte bancaire à l’étranger : comment ça marche ? La loi française oblige les résidents fiscaux domiciliés en France ou à Monaco à déclarer au fisc tous leurs comptes en banque sans oublier ceux détenus à l’étranger. Cela concerne tous les comptes ouverts, utilisés (au moins une opération dans l’année) ou fermés dans l’année civile (N26, Revolut, etc.) y compris les comptes de monnaie électronique type cartes ou comptes prépayés (Par exemple Nickel, etc.). Remplir le formulaire Cerfa n°11916*12 L’obligation de déclaration englobe aussi bien les titulaires du compte que les personnes bénéficiant d’une procuration d’un compte en banque à l’étranger. La déclaration d’un compte détenu à l’étranger impose de remplir le formulaire Cerfa n°11916*12. Le document doit être joint à la déclaration de revenus. La réglementation est dictée par l’article 1649 A du Code général des impôts (CGI) qui indique que : « Les personnes physiques, les associations, les sociétés n’ayant pas la forme commerciale, domiciliées ou établies en France, sont tenues de déclarer, en même temps que leur déclaration de revenus ou de résultats, les références des comptes ouverts, utilisés ou clos à l’étranger ». Qui est concerné ? Tout le monde même les personnes qui ne sont pas assujettis à l’impôt sur le revenu et celles rattachées au foyer fiscal de leurs parents (certains étudiants par exemple). De même, les responsables d’un foyer fiscal (les parents par exemple) doivent également remplir cette déclaration si un des membres du foyer est titulaire d’un compte bancaire à l’étranger. Il existe un cas de figure toutefois qui évite de devoir déclarer un compte détenu à l’étranger mais il faut respecter automatiquement les trois conditions suivantes :  le compte doit être dédié aux opérations en lien avec la vente de biens ; le crédit annuel des ventes doit être inférieur à 10 000 euros ; le compte doit être adossé  à un autre compte ouvert en France. C’est typiquement le cas des comptes Paypal comme l’indique l’article 85 du CF - Obligations des contribuables tendant à la prévention de la fraude - Déclaration des comptes ouverts, utilisés ou clos hors de France  Les sanctions financières et pénales en cas de non déclaration En cas d’absence de déclaration, volontaire ou non, la sanction financière théorique est de 1500 euros par compte bancaire à l’étranger non déclaré. Le barème de l’amende peut grimper jusqu’à 10 000 euros par compte bancaire à l’étranger non déclaré lorsque l’état de l’établissement de l’hébergement dudit compte n’a pas signé de convention avec la France.  Cette pénalité contribue aux mesures de lutte contre l’évasion et la fraude fiscales. Attention car le niveau d’imposition des intérêts gagnés sur ces comptes à l’étranger non déclarés est majoré de 80% et les intérêts atteignent 0,4% par mois de retard sur la somme due !  Des sanctions pénales peuvent aussi être appliquées dans les cas de graves fautes avérées. Les auteurs sont passibles de 7 ans d’emprisonnement et de 2 millions d'euros d’amendes. Comment déclarer mon compte à l’étranger aux impôts ? Voici ce que vous devez faire lors de votre déclaration de revenus : dans l’étape 3 « Revenus et charges », cochez la case « Retenue à la source, comptes à l’étranger, reprise de réductions ou de crédit d’impôt » ; dans la rubrique « Divers », remplissez la case 8UU intitulée « Comptes ouverts, utilisés ou clos à l’étranger » qui doit être logiquement préalablement cochée ; dans la fenêtre « Déclarations annexes », cochez « Déclaration par un résident d’un compte ouvert, détenu, utilisé ou clos à l’étranger » ce qui vous permet d’accéder au formulaire Cerfa N°3916 (en haut à gauche de l’écran) ; sur l’Annexe ouverte, précisez le nombre de comptes à l’étranger à déclarer ; remplissez le formulaire en notifiant : intitulé du compte (exemple : compte courant) ; désignation de l’établissement (exemple : N26, Revolut, etc.) ; adresse de l’établissement, commune et pays ; numéro du compte ; caractéristiques du compte (compte rémunéré ou pas) ; date de souscription et/ou de clôture ; l’adresse donnée à cette banque. Bon à savoir : un compte non rémunéré signifie qu’il n’y a aucun impact sur votre imposition. L’effet ici est simplement d’ordre déclaratif. Comment déclarer ses comptes épargne et ses placements ? La banque ou l’établissement dans lequel vous possédez des comptes épargne, des comptes-titres et des contrats d’assurance-vie peut vous transmettre un récapitulatif de vos gains (intérêts, dividendes, plus-value/moins-value) sur l’année civile. Pour les déclarer, certains sont préalablement remplis sur le formulaire mais pas tous. Quoiqu’il en soit, vous devez faire un travail de vérification pour repérer d’éventuelles erreurs. Les livrets d’épargne et la déclaration des intérêts perçus En ce qui concerne les livrets d’épargne, il est important de distinguer les livrets réglementés des livrets bancaires. Contrairement aux intérêts des seconds, les gains des premiers sont exclus de l’imposition sur le revenu et de prélèvements sociaux. Pour rappel, voici la liste des produits bancaires : livrets réglementés non assujettis à l’imposition : Livret A, LDDS, Livret Jeune, CEL, LEP (sous conditions). Le PEL fait office d’exception s’il a été ouvert avant 2018 et s'il est détenu depuis moins de 12 ans ; livrets non réglementés assujettis à l’imposition et aux prélèvements sociaux : comptes sur livret, compte courant rémunéré, comptes à terme, les PEL ouverts avant 2018 ayant plus de 12 ans et tous les PEL ouverts à partir de 2018. Les gains annuels sont pré-remplis directement sur l’avis d’imposition sur le revenu (case 2TR). Pour rappel, le niveau de fiscalité est de 30% (prélèvement forfaitaire unique) sur les intérêts perçus. Les tranches supérieures peuvent privilégier le barème du prélèvement forfaitaire libératoire selon leur situation. Généralement, tout est indiqué sur l’avis d’imposition. Pour la vérification, le contribuable doit regarder avec attention :  la case 2TR dans laquelle sont chiffrés les intérêts et autres produits de placement à revenu fixe ; la case 2BH dans laquelle sont notifiés les revenus déjà soumis aux prélèvements sociaux avec CSG déductible si option barème ; la case 2CK dans laquelle est précisé le prélèvement forfaitaire non libératoire déjà versé ; la case 2OP dans laquelle le contribuable opte pour l’imposition au barème de l’ensemble de ses revenus de capitaux mobiliers et de ses gains de cession de valeurs mobilières. Actions en bourse ou assurance-vie : comment déclarer ses gains ?  Les intérêts et les dividendes sont précisés par la banque dans le document récapitulatif (imprimé fiscal unique). Dans la rubrique « Revenus de capitaux immobiliers », vous devez reporter les montants dans les cases 2DH, 2DC, 2CH, 2TS, 2TR selon votre situation. La banque communique au fisc ces informations, ce qui permet d’avoir une déclaration d’impôt pré-remplie. A vous de corriger ces chiffres si nécessaire. Bon à savoir : si les gains proviennent de plusieurs placements dans des établissements distincts, vous devez additionner les chiffres de chacun d’entre eux. Les gains perçus de la vente de titres ou d’actions ne sont en revanche pas pré-remplis. Il faut donc compléter la déclaration annexe N°2074 en renseignant la nature des titres, leurs prix de revient et de vente ou encore les dates des transactions (achat, vente).  Le report du montant total de tous ces gains se fait dans la rubrique « Gains de cession de valeurs mobilières, droits sociaux et gains assimilés » (déclaration annuelle n°2042, lignes 3VG - 3VH). Pensez à noter l’éventuel abattement fiscal auquel vous avez droit. Et pour l’assurance-vie, trois cas de figure : aucun rachat : aucune déclaration à faire ; rachat partiel : le montant des gains est pré-rempli par l’assureur et le fisc ; rachat total : le montant des gains est pré-rempli par l’assureur et le fisc. Au moment du rachat, le souscripteur décide entre Prélèvement Forfaitaire Unique (PFU) et impôt sur le revenu. Avec le PFU, l’assureur prélève directement l’imposition. Avec le barème progressif sur le revenu, la taxation est effectuée par l’administration fiscale. Son calcul fluctue selon l’âge du contrat et le montant des gains s’inscrit soit dans la catégorie « revenus ouvrant droit à abattement » s’il a 8 ans ou plus ou « revenus n’ouvrant pas droit à abattement » s’il a moins de 8 ans. Bon à savoir : ce n’est pas la détention de cryptomonnaie comme le Bitcoin qui est imposable mais sa conversion en monnaies fiduciaires (euros, dollars, etc.). Les gains doivent alors être déclarés au titre de l’impôt sur le revenu (n°2042 C) en tant qu’actifs numériques (formulaire 916 bis). Ce qu'il faut retenir Les banques et l’administration fiscale font travail commun pour lutter contre l’évasion fiscale. A ce titre, le fisc a un droit de communication dans la comptabilité des banques. Ces dernières doivent aussi donner tous les revenus encaissés par le contribuable et l’identité des bénéficiaires. Les établissements bancaires doivent enfin déclarer les intérêts versés aux non-résidents.  L’administration fiscale dispose de plusieurs instruments pour repérer les éventuels fraudeurs : le fichier Ficoba ; l’imprimé fiscal unique ; l’échange automatique d’informations (EAI) avec les pays étrangers (Suisse, Luxembourg, etc.) ; le dispositif Tracfin (traitement du renseignement et action contre les circuits financiers clandestins).
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    Quelles banques en ligne autorisent un découvert ?
    Article ajouté le 18/03/2021 à 09h54 Questions fréquentes
    40%, c’est le pourcentage de Français qui basculent en solde négatif au moins une fois par mois sur leur compte en banque d’après une enquête Cofidis-CSA datant de 2020. Conséquence : ces clients doivent verser 375 euros en frais d’incidents bancaires en moyenne.  En effet, un découvert bancaire contractuel ou autorisé par sa banque engendre des frais supplémentaires. Pourtant, c’est une solution de dépannage qui peut s’avérer pratique à condition d’en conserver la maitrise.  Or, tous les établissements ne proposent par cette facilité de trésorerie à leur clientèle. Voyons ensemble les banques en ligne qui proposent le découvert bancaire et les modalités.   Agios et découvert bancaire : quelle est la meilleure banque en ligne ?  Les banques en ligne « historiques » proposent toutes une solution de découvert bancaire autorisé. Elles octroient aussi des solutions de découvert bancaire non autorisé. En revanche, les néobanques qui ne possèdent pas l’agrément bancaire ne peuvent pas, par définition, délivrer de crédits donc pas de découvert bancaire.  Si le client d’une néobanque passe en solde négatif, toutes ses opérations (paiements, retraits) sont bloquées jusqu’à la régularisation de la situation. Ce n’est pas le cas pour les banques en ligne qui, rappelons-le, appartiennent en plus toutes à des grands groupes bancaires. Quels sont les taux d’intérêt des banques en ligne pour les découverts bancaires ?  Voici les taux d’intérêt susceptibles d’évoluer dans le temps : Banque Taux de découvert bancaire autorisé Taux découvert bancaire non autorisé Boursorama Banque [[interets-decouvert-autorise:1]]/an [[interets-decouvert-non-autorise:1]]/an Fortuneo Banque [[interets-decouvert-autorise:4]]/an [[interets-decouvert-non-autorise:4]]/an BforBank [[interets-decouvert-autorise:6]]/an [[interets-decouvert-non-autorise:6]]/an ING [[interets-decouvert-autorise:2]]/an [[interets-decouvert-non-autorise:2]]/an Orange Bank [[interets-decouvert-autorise:47]]/an [[interets-decouvert-non-autorise:47]]/an Hello Bank! [[interets-decouvert-autorise:23]]/an [[interets-decouvert-non-autorise:23]]/an (+agio forfaitaire de 4,50€) Monabanq [[interets-decouvert-autorise:3]]/an Taux d'usure - 0,05% (= [[interets-decouvert-non-autorise:3]]) Axa Banque Taux d'usure* - 2% (= [[interets-decouvert-autorise:18]]) Taux d'usure (= [[interets-decouvert-non-autorise:18]]) *Au 1er janvier 2020, le taux d’usure, c’est-à-dire le seuil maximal légal à ne pas dépasser, est de 21,16%, Taux communiqué par la Banque de France tous les trimestres. Les banques en ligne dont les agios sont les moins élevés en découvert autorisé ou non sont Boursorama Banque, Fortuneo et BforBank. Elles devancent ING et Orange Bank (banque mobile) qui proposent un taux d’intérêt en découvert autorisé 1 point supérieur. Hello bank et Monabanq s’alignent sur les taux de découvert bancaire autorisé mais sont moins avantageuses en cas de découvert bancaire non autorisé.  La filiale de BNP Paribas applique un taux à 18,40% (+2,4 points de plus que les banques en ligne les plus concurrentielles). Ce montant grimpe encore chez la filiale du Crédit Mutuel qui se cale juste en dessous du taux d’usure (21,11%). Mais l’offre la plus prédatrice est celle d’Axa Banque dont les deux taux sont adossés au taux d’usure, soit le maximum légal autorisé. Quels sont les frais d’incidents bancaires chez les banques en ligne ? Un incident bancaire survient quand un paiement est impossible à valider faute de provision sur le compte. Typiquement, le découvert bancaire non autorisé engendre des frais, comme les commissions d'intervention, des frais de rejet qui s’ajoutent aux agios (agios : frais trimestriels engendrés par le calcul du montant du découvert constaté, avec le taux d’intérêt et la durée du découvert).  Cela crée ainsi une spirale négative pour le client qui, étant déjà en solde débiteur, doit s’acquitter de frais bancaires supplémentaires. D’où l’instauration de plafonds réglementaires à ne pas dépasser pour protéger les clients en situation de fragilité bancaire.  Voyons ce qu’il en coûte pour un client d’une banque en ligne :   Banque Commission d'intervention Rejet de prélèvement (montant maximum par rejet) Lettre d'information chèque rejeté Rejet d'un chèque de 50€ max. Boursorama Banque [[commissionDintervention:1]] [[rejetDunPrelevement:1]] [[lettre-information-prealable-cheque-sans-provision:1]] [[cheque-rejete-pour-defaut-de-provision:1]] Fortuneo Banque [[commissionDintervention:4]] [[rejetDunPrelevement:4]] [[lettre-information-prealable-cheque-sans-provision:4]] [[cheque-rejete-pour-defaut-de-provision:4]] BforBank [[commissionDintervention:6]] [[rejetDunPrelevement:6]] [[lettre-information-prealable-cheque-sans-provision:6]] [[cheque-rejete-pour-defaut-de-provision:1]] ING [[commissionDintervention:2]] [[rejetDunPrelevement:2]] [[lettre-information-prealable-cheque-sans-provision:2]] [[cheque-rejete-pour-defaut-de-provision:2]] Orange Bank [[commissionDintervention:47]] [[rejetDunPrelevement:47]] [[lettre-information-prealable-cheque-sans-provision:47]] [[cheque-rejete-pour-defaut-de-provision:47]] Hello Bank! [[commissionDintervention:23]] [[rejetDunPrelevement:23]] [[lettre-information-prealable-cheque-sans-provision:23]] [[cheque-rejete-pour-defaut-de-provision:23]] Monabanq [[commissionDintervention:3]] [[rejetDunPrelevement:3]] [[lettre-information-prealable-cheque-sans-provision:3]] [[cheque-rejete-pour-defaut-de-provision:3]] Axa Banque [[commissionDintervention:18]] [[rejetDunPrelevement:18]] [[lettre-information-prealable-cheque-sans-provision:18]] [[cheque-rejete-pour-defaut-de-provision:18]] Sur les frais de rejet d’un prélèvement ou suite à un défaut de provision pour chèque rejeté, les frais des banques en ligne s’alignent sur le seuil montant légal maximal. Pour identifier les plus avantageuses en matière de frais d’incidents bancaires, il faut observer le montant appliqué pour les commissions d’intervention. Toutes proposent la gratuité sauf Monabanq et Axa Banque.  Autre critère différenciant : le coût de la lettre d’information pour chèque rejeté. Il est nul pour les clients de Boursorama Banque, ING et Axa Banque. Viennent respectivement ensuite Monabanq (10€), Fortuneo (12€), Hello bank! (14€), Orange Bank (14,50€) et BforBank (15€). Sur ces critères, Boursorama Banque et ING sont les plus intéressantes financièrement. A l’inverse, monabanq est la moins compétitive, même si la banque en ligne n’est pas la plus chère en ce qui concerne la lettre d’information pour chèque rejeté (10€ contre 15€ chez BforBank). Quelles différences entre le découvert bancaire autorisé et le découvert bancaire non autorisé ? Tout est dans l’intitulé des termes : l’un est autorisé, l’autre non ! Un découvert bancaire autorisé signifie que la banque est d’accord pour que le client puisse avoir un solde négatif sur son compte de dépôt sous certaines conditions contractuelles. Un découvert bancaire non autorisé veut dire que le client se met en faute à partir d’un certain montant débiteur. Mais les deux entrainent des frais : les agios calculés en fonction du taux d’intérêt. Qu’est-ce qu’un découvert bancaire autorisé ? Le découvert autorisé est un accord passé entre la banque et le client. Ce dernier a officiellement le droit d’être négatif sur son compte bancaire jusqu’à un montant préalablement fixé et pour une durée précise. Attention, puiser dans ce crédit accordé entraine des frais (agios trimestriels), mais seulement ces frais.  Pour calculer vos frais, utilisez notre calculatrice agios et découvrez le montant à débourser suite à votre découvert bancaire ! Les taux d’intérêt sont là encore préalablement fixés selon les modalités de remboursement du contrat (convention de compte). Ils ne doivent pas dépasser le taux d’usure légal. Opter pour une offre packagée peut permettre de réduire les agios voire même de les supprimer totalement. Bon à savoir : la banque peut accorder une facilité de caisse sous forme d’un découvert bancaire occasionnel de manière non contractuelle. Cette petite marge de manœuvre dépend de la relation entretenue avec l’établissement. Lorsque le crédit est supérieur à 3 mois, la banque a l’obligation de proposer une solution de crédit à la consommation soumise à la réglementation dédiée. Lorsque le remboursement dure entre 1 et 3 mois, cette législation s’applique aussi mais de manière plus légère. La banque peut décider de retirer ce service de découvert bancaire autorisé sans raison précise. L’établissement doit alors prévenir son client par un préavis écrit au moins deux mois avant l’échéance.  Ce préavis n’a plus lieu d’être en cas de motif légitime tel qu’un franchissement récurrent ou trop important de la limite fixée. En revanche, une information écrite doit toujours être remise. Bon à savoir : le client peut saisir le médiateur bancaire pour contester la suppression du service et demander à rééchelonner sa dette sur 24 mois. Qu’est-ce qu’un découvert non autorisé ? Le découvert bancaire non autorisé survient lorsque le client présente un solde créditeur sur son compte de dépôt non prévu contractuellement. La banque bloque alors les opérations et applique des frais d’incidents de paiement.  Toutefois, la loi plafonne ces frais pour éviter la spirale d’endettement :  8€/opération et 80€/mois pour les commissions d’intervention ou 4€/opération et 20€/mois si le client est considéré en situation de fragilité bancaire ; 30€ pour les frais de rejet de chèques de moins de 50 € (50€ à partir de ce montant) sachant qu’un seul rejet est comptabilisé et facturé par chèque ; 20€/rejet de prélèvement maximum et pour les prélèvements d'un montant inférieur, la commission de rejet ne peut excéder le montant du prélèvement. L’absence d’un découvert bancaire autorisé coûte chère. Les taux d’intérêt grimpent au seuil de l’usure flirtant avec la barre des 20% ! Un découvert bancaire autorisé abaisse ce niveau aux alentours de 12% à 15% chez les banques traditionnelles et autour de 7% à 8% chez les banques en ligne. Bon à savoir : les banques traditionnelles sont toujours plus chères que les banques en ligne en matière d'agios et de frais d'incidents bancaires, même dans la plupart des cas de découvert autorisé. En effet, la plupart prélève un montant forfaitaire d'agios dès la première utilisation du découvert par le client. Que se passe-t-il si le client dépasse son découvert autorisé ? La banque peut appliquer les règles du découvert bancaire non autorisé puisqu’il est allé au-delà du montant fixé par la convention de compte. L’établissement peut alors rejeter les paiements se présentant. Toutefois, il peut aussi les accepter mais en imposant des agios très élevés et des commissions d’intervention (frais de forçage). Bon à savoir : les frais de forçage n’intègrent pas le taux effectif global (TEG) du découvert, mais sont visibles à chaque opération en découvert bancaire.  Récapitulons : le découvert occasionnel temporaire est une tolérance non contractuelle appliquée par la banque au cas par cas ; le découvert remboursable avec taux d’intérêt est une facilité de caisse autorisée contractuellement pour un montant et une durée déterminés : délai de 1 mois : pas de réglementation autre que la convention de compte ; délai entre 1 et 3 mois : application de la réglementation du crédit à la consommation sous forme allégée ; délai supérieur à 3 mois : ouverture d’un crédit à la consommation. le découvert remboursable non autorisé : application d’agios et de frais d’incidents bancaires (frais de forçage) et de paiement (paiements et chèques rejeté).
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    Comment faire une procuration lorsqu'on est client dans une banque en ligne ?
    Article ajouté le 09/03/2021 à 17h12 Questions fréquentes
    Suite à une future hospitalisation, vous souhaitez confier votre compte bancaire à un proche pour gérer certaines dépenses courantes. Vous partez en mission à l’étranger plusieurs semaines et désirez que votre conjoint puisse utiliser l’argent de votre compte. C’est tout l’intérêt de la procuration bancaire. Mais comment donner procuration ? Quels sont les éléments essentiels à connaître ? Et comment faire cette procuration pour un client dans une banque en ligne ? Jour de chance puisque PriceBank vous révèle tout maintenant !  Une procuration bancaire, c’est quoi ? Une personne (le mandant) qui confie la gestion de son compte bancaire à une personne de confiance (le mandataire) émet une demande de procuration auprès de sa banque. Si celle-ci accepte alors le mandataire peut effectuer des opérations de retraits et de dépôts sur ce compte bancaire. Attention, le mandant conserve l’entière responsabilité des entrées et sorties de son compte bancaire. Ainsi, si le mandataire engendre sciemment ou non un découvert bancaire ou produit un chèque sans provision, le mandant reste redevable à l’établissement bancaire des agios et autres commissions d’intervention. D’où l’importance de remettre sa procuration à une personne de confiance, un membre de la famille ou un ami proche. Toutefois, contrairement à la curatelle ou à la tutelle, la procuration ne retire ni l’autonomie ni les droits sur le compte bancaire et les gains du mandant. Important : le mandataire ne peut en aucun cas décider ou procéder à la fermeture du compte sur lequel porte la procuration. Procuration générale et procuration limitée : quelles différences ? Lors de la demande de procuration, le mandant doit préciser dans le formulaire remis à sa banque le périmètre d’action du mandataire. Si le mandant octroie les pleins pouvoirs à celui-ci, on parle de procuration générale. Le mandataire peut accéder au compte bancaire pour une durée indéterminée et peut effectuer toutes les opérations. Si le mandant donne des instructions restrictives au mandataire, on parle de procuration limitée. Les restrictions peuvent concerner la nature des opérations (exemple : ne faire que des dépôts) et/ou le montant des opérations (exemple : des retraits maximum de 200 euros par semaine). Le mandant peut enfin limiter dans le temps la procuration (15 jours, 3 mois, etc.). Notez qu’il est possible de donner procuration à plusieurs personnes pour un même compte bancaire. Au mandant de définir alors les marges de manœuvre de chacun, sachant que les mandataires peuvent agir séparément et indépendamment le cas échéant. Comment arrêter une procuration bancaire ?   Le mandant peut mettre fin à la procuration dès qu’il le veut. Il lui suffit d’informer par écrit la banque qui stoppera les droits d’accès du mandataire. Cet arrêt peut aussi être une volonté du mandataire. Ce dernier doit alors faire la même démarche en transmettant sa requête à la banque par courrier écrit recommandé avec accusé de réception. En cas de procuration limitée dans le temps, elle peut tout simplement arriver à son terme par rapport à la date fixée initialement dans le formulaire. C’est notamment le cas s’il y a absence de renouvellement. Enfin, la procuration s’achève immédiatement si une des parties décède, qu’il s’agisse du mandant ou du (ou des) mandataire(s). Le mandataire n’a plus le droit d’utiliser le compte après le décès du mandant y compris par exemple pour régler des frais d’obsèques. Attention : un divorce prononcé ne signifie pas l’arrêt de la procuration entre les deux ex-époux. Il est essentiel de clarifier la situation rapidement car la responsabilité du mandant sur les mouvements de son compte court et prévaut. Comment faire une procuration ? Cas général La procédure pour donner procuration bancaire change d’un établissement à l’autre. Mais globalement, le mandant doit remplir un formulaire par écrit et le remettre daté et signé à son conseiller bancaire en main propre. Si jamais le titulaire du compte ne peut pas effectuer de déplacement en agence bancaire, il peut contacter son conseiller pour trouver une solution alternative. La demande de procuration comporte : les noms et prénoms de chaque partie (justificatif d’identité du mandant et du/des mandataire(s)) ; le domicile fiscal de chaque partie (justificatif de domicile) ; la signature de chaque partie ; le lien de parenté entre les deux parties le cas échéant ; les justificatifs de domicile ; les conditions de la procuration (complète ou limitée) ; la nature et l’étendue des limites de procuration le cas échéant (opérations, durée, montant). Attention : la banque a parfaitement le droit de refuser la demande de procuration, par exemple si le mandataire est fiché à la Banque de France. Quelles sont les pièces justificatives à fournir ? Si le mandant réalise les opérations via son espace client et télécharge le formulaire avant de le communiquer à sa banque, il doit néanmoins fournir des documents concernant le ou les mandataire(s) choisi(s). Ceci est d'autant plus vrai si cette personne n'est pas cliente dans la même banque que le mandant. Si la procuration est réalisée directement en agences, le mandant devra également justifier son identité avec une pièce officielle en cours de validité. Pour établir une procuration, les banques demandent de fournir : Une pièce d’identité au nom du mandataire en cours de validité (Attention, certaines banques en demandent 2) Un justificatif de domicile de moins de 3 mois au nom du mandataire Comment faire une procuration dans une banque en ligne ? Exemples Les banques en ligne ne possèdent pas, par définition, d’agences bancaires. La tractation ne peut donc se faire qu’à distance. Quelles sont les procédures mises en place justement par les pure player ? Voici quelques exemples. Procuration chez Boursorama Banque Depuis son espace personnel en ligne, le titulaire du compte se rend sur la page via l’onglet « Mon Profil » puis « Mettre en place une procuration ». Il remplit alors le formulaire et attend la validation par Boursorama Banque. Une fois effective, la procuration fonctionne sous un délai de 72h ouvrées. Le mandataire pilote le compte depuis son propre Espace Client depuis la rubrique « Mes autres comptes ». Mandant comme mandataire accèdent aux procurations en cours en passant par « Mon Profil », puis « mes procurations ». La révocation de la procuration est enregistrable depuis le lien indiquant « Afficher le détail ». Bon à savoir : Boursorama Banque autorise les demandes de procuration bancaire par courrier postal. La procuration n’est alors toutefois pas visible depuis l’espace client. Procuration chez Fortuneo Fortuneo propose à ses clients mandants de télécharger depuis son site une demande de procuration. Une fois rempli, le formulaire peut être envoyé : soit par mail en pièce jointe dûment complété, signé  et scanné depuis la rubrique « Nous contacter » ; soit par courrier postal à l’adresse suivante : FORTUNEO - TSA 41707 - 35917 RENNES CEDEX 9. La banque en ligne demande également une photocopie de pièce d’identité en cours de validité et d’un justificatif de domicile du mandataire. Procuration chez Hello bank! Dans son centre d’aide, Hello bank! ne précise pas la procédure de demande de procuration. Toutefois, il est indiqué qu’une procuration télématique de ses clients (mais aussi ceux de sa maison mère BNP Paribas) est parfaitement possible. La banque en ligne invite les clients à prendre contact avec le service client Hello Team soit par chat, soit par téléphone. Procuration chez BforBank Pour accéder à la procuration d’un compte individuel BforBank, la filiale en ligne du Crédit Agricole propose un formulaire à télécharger facilement trouvable. Le mandataire doit le remplir et le renvoyer complété et signé sous enveloppe non affranchie à l’adresse suivante : BforBank - Libre Réponse 43910 – 92889 Nanterre Cedex 9. La banque en ligne réclame au mandataire deux pièces justificatives d’identité en cours de la validité ainsi qu’un justificatif de domicile. Il est évidemment recommandé de prendre contact avec le service client pour disposer de tous les renseignements requis avant d’entamer la procédure. Procuration chez ING Le mandataire doit se rendre sur son espace en ligne pour télécharger et remplir le formulaire de procuration. Pour ce faire, il doit aller sur l’onglet « Gérer votre compte / livret » puis la rubrique « Autres services » avant de cliquer sur « Donner procuration pour ce compte ». Le client doit ensuite envoyer le formulaire daté et signé en courrier recommandé avec accusé de réception à l'adresse suivante : ING Direct, 40 avenue des Terroirs de France 75616 Paris cedex 12. Procuration chez Monabanq Le client de Monabanq peut accéder facilement à la demande de procuration disponible en ligne. La procédure est identique : remplir, dater et signer le document avant le renvoyer par courrier recommandé affranchi avec accusé de réception à l’adresse suivante : Monabanq 59078 Lille cedex 9 Monabanq permet de gérer en ligne la procuration de son compte bancaire que ce soit pour sa mise en place, la modification de ses conditions et sa suppression. Banques Démarches Adresse de la banque pour renvoyer la procuration Boursorama Banque Formulaire à renvoyer  via espace client - Fortuneo Banque Formulaire à renvoyer par voie postale ou par e-mail via la messagerie de l'espace client FORTUNEO TSA 41707 35917 RENNES CEDEX 9 Monabanq Formulaire à renvoyer par voie postale ou via espace client Monabanq 59078 Lille cedex 9 (en lettre recommandée avec avis de réception) ING Formulaire à renvoyer par voie postale ING 40 avenue des Terroirs de France 75616 Paris cedex 12 (en lettre recommandée avec avis de réception) Hello Bank! Contacter la Hello Team par chat ou téléphone - BforBank Formulaire à renvoyer par voie postale   BforBank Libre Réponse 43910 92889 Nanterre Cedex 9 (sous pli non affranchi) Banques Démarches Formulaire à renvoyer  via espace client Formulaire à renvoyer par voie postale ou par e-mail via la messagerie de l'espace client Formulaire à renvoyer par voie postale ou via espace client Formulaire à renvoyer par voie postale Contacter la Hello Team par chat ou téléphone Formulaire à renvoyer par voie postale Si vous avez rencontré des soucis de procédure sur vos demandes de procurations bancaires en ligne, n’hésitez pas à témoigner de votre expérience. PriceBank se tient à votre disposition pour répondre à vos questions sur le sujet.
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    Qu'est-ce que l'authentification forte ou DSP2 ?
    Article ajouté le 23/02/2021 à 15h45 Questions fréquentes
    La DSP2 est l’acronyme pour Directive Européenne sur les Services de Paiement. Son objectif consiste à consolider la sécurité des paiements en ligne. Cette SCA en anglais (Strong Customer Authentication) doit sécuriser la communication entre les banques et les TPP (Third Party Providers). La réglementation vise aussi à renforcer les droits des consommateurs et donc à obliger l’authentification forte lors de la consultation de comptes et de réalisation d’opérations. Ce sont donc des contraintes techniques qui inquiètent les e-commerçants soucieux de réduire au maximum les points de friction sur le parcours client. Cependant, devant les bugs lors des tests de migration en 2020, les autorités ont repoussé l’application généralisée de la DSP2 au 30 juin 2021. Observons l’impact pour les détenteurs de cartes bancaires en revenant sur les principes de cette directive européenne. Qu’est-ce que la réglementation DSP2 ? La DSP2 est la transposition en France de la direction européenne 2015/2366 dite des services de paiement dans le marché intérieur. Son entrée en vigueur remonte au 13 janvier 2018 mais plusieurs dispositions ne sont effectives qu’au fil des années suivantes. Le cadre réglementaire vient encadrer et réguler l’activité de nouveaux venus dans la sphère bancaire : les tiers de paiement (ou bien appelés PSP : Prestataire de Services de Paiement). Cette deuxième directive inclut ces PSP dans l’adoption obligation du système d’authentification forte des paiements en ligne. Qu’est-ce que l’authentification ? L’authentification concerne la procédure de vérification et de validation de l’identité d’une personne ou d’une entité, au moment d’un échange électronique, afin d’avoir le contrôle d’accès à un réseau, logiciel ou système informatique. Qu’est-ce que l’authentification forte ? L’authentification forte est une procédure qui renforce la sécurité des paiements en ligne ou l’accès à un espace en ligne personnel. Son objectif est d’éviter les fraudes en permettant de bien vérifier l’identité de la personne à l’initiation d’une transaction en ligne. Le fonctionnement de l’authentification forte consiste à valider l’opération ou la connexion en combinant deux des trois éléments suivants : Connaissance : une information que seule la personne connaît (code secret, mot de passe, question secrète, etc.) ; Possession : un appareil que seule la personne détient (carte à puce, smartphone, montre connectée, etc.) ; Inhérence : une caractéristique biométrique (reconnaissance vocale, faciale ou empreinte digitale). Cette réglementation rend caduque le système 3D-Secure qui fonctionne uniquement par l’envoi d’un code sms. Le système est considéré comme non optimisé en matière de sécurité, d’où la volonté de rajouter une couche supplémentaire d’authentification. Les étapes de validation d'un paiement en ligne avec authentification forte : [[slider-03d12]] Qu’est-ce qu’un TPP (Third Party Providers) ? Un Third Party Providers (ou bien en français "PSP": Prestataire de Services de Paiement) est un acteur intervenant dans le cadre d’une transaction en ligne. On trouve deux groupes de PSP : les banques qui gèrent les comptes des clients ; les tiers prestataires qui fournissent des services bancaires en ligne et accèdent donc aux comptes bancaires de leurs utilisateurs via des API. La DSP2 crée deux nouveaux statuts : les Prestataires de Services d’Informations sur les Comptes (PSIC) ou, en anglais Account Information Service Provider (AISP) : ce sont les agrégateurs de comptes comme Bankin, Linxo, Max, La FinBox, etc. ; les Prestataires de Services d’Initiation de Paiement (PSIP) ou, en anglais, Payment Initiation Service Provider (PISP) : ce sont les services qui permettent de faire un virement sans entrer ses coordonnées bancaires comme SlimPay, Soforbanking, etc. Quelles sont les opérations concernées par l’authentification forte ? La DSP2 oblige à utiliser l’authentification forte pour les actions suivantes : la connexion à son compte de paiement en ligne ; la validation d’une transaction de paiement électronique qu’il s’agisse d’un paiement par carte ou d’un virement ; l’exécution d’une tâche risquée passant par une communication à distance comme l’enregistrement d’un nouveau bénéficiaire de virement sur son compte en banque. Quelles sont les opérations non soumises à la DSP2 ? Parmi les opérations qui ne tombent pas sous le joug de la DSP2, on peut mentionner : les paiements à distance inférieurs à 30 euros (jusqu’à 100 euros de paiement cumulé ou cinq opérations sans authentification forte) ; les paiements sans contact inférieurs à 50 euros (jusqu’à 150 euros de paiement cumulé ou cinq opérations sans authentification forte) ; les paiements initiés en direction d’un tiers de confiance expressément signalé comme tel par l’initiateur de la transaction (liste blanche) ; les paiements récurrents type abonnements ou loyer ; les opérations affichant un niveau de risque peu élevé par rapport à l’activité enregistrée par tel commerçant ; la consultation d’un compte courant à condition que la procédure d’authentification forte ait été réalisée dans les 90 jours ; les paiements au parking et aux barrières de péage d’autoroutes ; les virements entre deux comptes d’une même personne hébergés dans un même établissement bancaire ; les transactions MOTO (Mail Orders et telephone Orders) qui ne sont pas qualifiées comme des paiements électroniques ; les paiements par cartes d’affaires professionnelles ; les opérations impliquant un émetteur ou un acheteur localisé hors Europe. Qu’apporte la DSP2 aux droits des consommateurs ? Le renforcement des droits des consommateurs est un autre volet de la direction européenne sur les paiements. On peut mentionner : la baisse du montant de franchise à verser avant opposition (de 150 euros à 50 euros) en cas d’utilisation frauduleuse d’une carte bancaire suite à un vol ou à une perte avec validation du code confidentiel ; le raccourcissement des délais de remboursement (voire leur effacement) ; l’interdiction de surfacturer les paiements par carte de crédit ; On peut également noter la possibilité de faire du cashback en magasin physique, puisque la DSP2 permet le traçage des paiements depuis l’enseigne concernée et le point de vente. Quel est le calendrier de la DSP2 ? L’application de la directive européenne chamboule un secteur des paiements en ligne bien rôdé. L’e-commerce est attentif à fluidifier au maximum le parcours d’achat de sa clientèle sur leur site. Or, le paiement est un moment critique où la moindre friction peut tout faire échouer. C’est ce risque encouru que dénoncent les e-commerçants avec l’application de la DSP2 qui ajoute une étape dans ce parcours. D’où une ère de transition et de test. Toutefois, face aux doutes exprimés et aux différents bugs constatés, la Banque de France a décidé de reporter la date butoir préalablement fixée au 31 décembre 2020. Le processus a adopté une nouvelle phase de bilan d’une durée de trois mois. L’entrée en vigueur était alors établie pour le 01 avril 2021. Or, l’impact de la pandémie a changé la donne. La Banque de France joue la carte de la compréhension et de la souplesse en reportant une fois encore au 30 juin 2021 l’application de la DSP2. Mais, au-delà, et sauf nouveau retournement de situation, les acteurs en ligne doivent se conformer. S’ils ne le font pas, les opérations sont rejetées au risque de perdre des clients en route. Des banques déjà conformes Les banques ont déjà mis leur dispositif en ordre de bataille et ont prévenu leurs clients de l’évolution de l’authentification des paiements en ligne. Ainsi, ces prestations sont baptisées Certicode Plus pour La Banque Postale, Sécuripass du côté du Crédit Agricole ou Confirmation Mobile chez le Crédit Mutuel. Le principe est identique : la banque transmet une notification sur le mobile du client qui se substitue à l’ancien code SMS. Le client doit au préalable désigner son appareil comme digne de confiance. La notification permet la connexion à l’application mobile bancaire, tandis que le code secret ou la reconnaissance biométrique (Face ID, Touch ID, etc.) sert à l’authentification. En combinant ces deux éléments, l’authentification forte est respectée et le paiement validé. DSP2 : et si je n’ai pas de smartphone ? Les personnes dont le téléphone mobile n’intègre pas de dispositifs biométriques d’authentification peuvent demander un boitier à connecter à leur mobile. Ce lecteur d’empreintes digitales pallie ainsi cette carence. Et pour les personnes qui n’ont pas de mobile ou qui ne veulent pas télécharger l’application mobile de leur banque ? Les banques proposent des solutions alternatives à l’instar du Crédit Mutuel qui fournit un lecteur Digipass à partir de 29 euros (à la souscription). Son fonctionnement est simple : afficher un code unique à huit chiffres après avoir scanné un QR Code à l’écran au moment de payer en ligne. L’utilisateur n’a plus qu’à taper le code pour authentifier et valider la transaction. Enfin, d’autres établissements bancaires proposent comme autre solution le code SMS-OTP. Ces banques transmettent toujours un code SMS à usage unique ou par le biais d’un serveur vocal. C’est la 3D-Secure v2 qui combine le précédent code usage unique fourni avec un code fixe délivré par la banque tel que le code d’accès à l’espace personnel en ligne. Qu’arrive-t-il en cas de fraude en l’absence d’authentification forte ? Si le tiers de paiement ou la banque ne vérifie pas le paiement en appliquant les règles de la DSP2, la faute leur incombe. Le client n’est pas coupable en cas de fraude et de débit du compte suite à une opération non vérifiée. Que faut-il faire ? La victime signale la fraude dès qu’il en a connaissance à sa banque ou au TPP. La personne peut le faire jusque 13 mois après la date du débit frauduleux. Le remboursement de la somme est alors immédiat. Vous avez des questions sur la DSP2 dans votre quotidien ? Professionnel ou client, vous êtes témoin d’opérations invalidées suite à des dysfonctionnements de la procédure d’authentification forte ? Racontez-nous vos expériences ou demandez-nous des précisions !
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    Meilleur compte pro
    Article ajouté le 30/07/2020 à 15h57 Pro.
    Notre raison d'être : vous aider à sélectionner la meilleure solution si vous n'avez ni l'envie ni le temps de comparer les offres bancaires point par point. Et, dans ce guide, nous nous penchons sur le marché des comptes pour pro.  Quelles sont les meilleures offres à souscrire ? Quels sont leurs atouts ? Stop au suspense insoutenable et détaillons le choix de la rédaction Pricebank pour les auto-entrepreneurs et pour les sociétés en tant que personne morale . Un compte pro en ligne pour auto entrepreneur  Quel compte pro choisir pour un micro entrepreneur ? Entre prix et services, notre choix se porte sur l'offre N26 Business et sur la solution Boursorama Pro. Revenons ensemble sur les principaux atouts de ces comptes dédiés à cette catégorie de travailleurs indépendants. Les avantages de l'offre pro de N26 La banque 100% mobile séduit les auto-entrepreneurs par l'expérience utilisateur qu'elle délivre. Tout se déroule depuis l'application mobile bancaire depuis laquelle le micro-entrepreneur peut piloter ses finances professionnelles en toute autonomie. Une des illustrations de cette expérience utilisateur est la rapidité pour ouvrir son compte N26 Business. En moins de dix minutes, le tour est joué.  Comment souscrire un compte pro N26 ? Facile ! Après avoir téléchargé l'appli, vous remplissez un simple formulaire d'adhésion. Et les pièces justificatives ? Il vous suffit de numériser (scan, photo) les documents demandés (pièce d'identité), de les envoyer et de passer par une session en visioconférence avec un conseiller qui vérifie votre identité. Le compte pro est immédiatement ouvert sans même avoir besoin de procéder à un premier dépôt !  Autre attrait indéniable de N26 Business : vous l'avez deviné, c'est le prix. L'offre d'entrée de gamme est tout simplement gratuite. Pas de frais de tenue de compte ni de cotisation pour accéder à une MasterCard Business. Cette carte de débit immédiat transparente permet le paiement sans contact et le paiement mobile via Apple Pay et Google Pay. Les paiements en euros comme en devises sont gratuits. N26 Business autorise aussi trois retraits en euros gratuits chaque mois.  En revanche, les retraits en devises sont payants. Pour pallier cette carence, l'auto entrepreneur peut basculer vers les offres payantes N26 Business You (9,90 euros par mois) ou N26 Business Metal (16,90 euros par mois). Elles permettent notamment de bénéficier d'assurances voyages (couverture médicale, assurance voyage, assurance vol, assurance bagages). La formule haut de gamme inclut une ligne téléphonique dédiée et accroît la rémunération du cashback (0,5% des achats au lieu de 0,3% pour les autres offres). Les avantages de l'offre pro de Boursorama  La banque en ligne Boursorama Banque a été la première à s'intéresser aux auto-entrepreneurs par le biais de son offre Boursorama Pro. Cette offre est payante à hauteur de 9 euros TTC par mois ce qui reste par exemple inférieur à N26 Business You précédemment mentionnée. La filiale de la Société Générale propose un compte bancaire professionnel sans frais cachés. Traduisons : absence de commission de mouvements, aucuns frais sur les prélèvements SEPA Interentreprises (BtoB).  Boursorama Banque met à disposition des entrepreneurs individuels et auto-entrepreneurs (hors EIRL) soit une carte Visa Classic gratuite à débit immédiat ou à débit différé, soit une carte Visa Premier gratuite à débit différé. La formule payante supprime les barrières à l'entrée : pas de conditions d'utilisation, de revenus, de dépôts ou de flux.  Le forfait mensuel permet de profiter de nombreux services sans frais comme Boursorama Protection Pro (assurance moyen de paiement), le Livret Pro rémunéré, l'émission de chèque de banque, la modification des plafonds de paiement et de retrait de la carte bancaire, la mise en place d'un espace de stockage, l'agrégateur de comptes bancaires, la catégorisation des écritures, etc.  Les professionnels clients depuis plus de trois mois apprécient également la possibilité de jouir d'un découvert bancaire jusqu'à 2500 euros sous réserve d'acceptation de la banque en ligne. Une trésorerie souvent bienvenue en cas de période délicate.  Autre avantage de Boursorama Pro : l'absence de commission d'intervention en cas d'irrégularités ou d'incidents bancaires, ce qui évite de faire gonfler ses frais bancaires professionnels. Enfin, l'offre donne l'opportunité de s'équiper d'un lecteur de carte et de l'application gratuite iZettle pour 19 euros HT. On notera qu'utiliser le terminal de paiement électronique iZettle nécessite de verser une commission de 1,75% par transaction. Un compte pro pour une société Si la micro-entreprise rencontre un certain engouement, la grande majorité des professionnels optent pour le statut de société. Alors, quelles sont les meilleures solutions actuellement sur le marché pour cette clientèle ? Notre choix se porte sur les offres de compte pro pour société de Qonto et de Shine.  Les points forts de l'offre pro de Qonto Contrairement à N26 et à Boursorama Banque, Qonto construit son offre pour les entreprises et les indépendants. C'est d'ailleurs un de ses principaux atouts puisque la néobanque s'adresse à plein d'acteurs et de statuts de sociétés différents : SA (société anonyme), SAS (société par actions simplifiée), SARL (société à responsabilité limitée), SEL (société d'exercice libéral), SCP (société civile professionnelle), SCM (société civile de moyens), SCI (société civile immobilière), SNC (société en nom collectif), etc.  L'ouverture du compte pro Qonto est très rapide : 10 minutes seulement ! La néobanque dispose par ailleurs d'un service client réactif, disponible 7J/7. Sa grille tarifaire s'articule autour de trois formules adaptées à toutes les tailles et à toutes les formes juridiques des sociétés. On trouve une offre à 9 euros par mois (comme Boursorama Pro) pour les freelances et les indépendants, une offre à 29 euros par mois pour les startups, les TPE et les PME, et une offre à partir de 54 euros par mois pour les créateurs d'entreprise. Car Qonto veut être plus qu'un établissement délivrant un compte en banque pro. La néobanque accompagne par exemple les entrepreneurs au moment de se lancer (dépôt de capital 100% en ligne, réception du dépôt de certification en 72h en moyenne, etc.). Les entrepreneurs visualisent leurs transactions en temps réel, utilisent des cartes Business MasterCard paramétrables et bénéficient d'un large éventail de moyens de paiements (prélèvements, chèques, virements, ajout de bénéficiaires).  Enfin, pour se faire payer, les sociétés ont droit à des prix préférentiels avec le terminal de paiement électronique iZettle. Les frais sont identiques à Boursorama Pro : achat du TPE à 19 euros et commission de 1,75% du montant de chaque transaction. Les points forts de l'offre pro de Shine La néobanque se positionne comme un copilote administratif, un service conçu pour les freelances et les entrepreneurs. Outre le compte pro en ligne et la MasterCard Business, les clients accèdent à un outil de facturation intégré, un service de comptabilité simplifiée, un accompagnement de création de la société ou encore un accès à des experts disponibles 7j/7j. On le voit le positionnement de Shine se rapproche sensiblement de celui de Qonto, même si la première fait en sorte que l'entrepreneur focalise ses efforts sur le développement de son activité plutôt que se disperser en tâches de gestion chronophages. En termes de tarifs, Shine scinde sa clientèle en deux groupes : d'un côté les micro-entrepreneurs qui ont droit à des tarifs avantageux (3,90 euros par mois l'offre Basic, 9,90 euros par mois l'offre Premium et 34,90 euros pour le programme Shine Start) et de l'autre côté les sociétés (7,90 euros par mois l'offre Basic, 14,90 euros par mois l'offre Premium et 119 euros pour le programme Dépôt de capital).  Quelles sont les sociétés concernées par l'offre pro de Shine ? Les SASU (sociétés par actions simplifiée unipersonnelle), les EURL (entreprises unipersonnelles à responsabilité limitée) et les EIRL (entreprises individuelles à responsabilité limitée). On note donc une différence entre Qonto et Shine, la seconde se limitant pour l'heure aux sociétés individuelles. Ce qui est confirmé par le fait que les SAS et SARL sont éligibles à Shine Pro à condition que le souscripteur soit le seul mandataire social et la seule personne détenant plus de 75% du capital. Les frais de tenue de compte sont donc abordables, l'expérience utilisateur qui permet le pilotage de ses comptes depuis l'appli agréable, et les services connexes au compte pro très complets. Le socle de services inclut un IBAN français, une MasterCard Business prépayée, et 20 virements et prélèvements SEPA par mois.  Les paiements en zone euro sont gratuits mais payants en devises : 1 euro + 1,9% par paiement (Shine Basic) ou seulement 1,9% par paiement (Shine Premium). Les retraits en devises sont également payants (1 euro + 1,9% par paiement). Dernier atout pour Shine Pro : l'accès au terminal de paiement électronique SumUp pour 19 euros par mois. Chaque transaction entraine le versement d'une faible commission de 1,49% par transaction.
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    Les Meilleurs Robo-advisors
    Article ajouté le 10/06/2020 à 15h24 Épargne
    Apparus à la fin des années 2000 aux Etats-Unis, les systèmes algorithmiques sont désormais plus que des aides à la décision pour les investisseurs. Grâce à leur capacité de calcul exceptionnelle, ces machines learning parviennent à emmagasiner et à mémoriser des millions de dossiers déjà traités pour mieux maximiser l'offre.  A partir de cette connaissance, ils affinent les stratégies de placements sur les marchés pour construire des portefeuilles d'actifs personnalisés. Mais l'expertise humaine n'est pas pour autant effacée.  Comment fonctionne un robo-advisor ? Quels sont ses atouts ? Ses inconvénients ? Et surtout quels sont les meilleurs robo-advisors sur le marché en France ? Entrons dans la matrice de ces technologies qui sont exploitées par nombre de gestionnaires d'actifs dans le monde.   Qu'est-ce qu'un robo-advisor ?  Un robo-advisor est un système qui s'appuie sur des algorithmes auto-apprenants en vue d'automatiser certains services à faible valeur ajoutée. C'est typiquement le cas dans le métier lié au conseil financier qui reçoit mandat de la part de l'investisseur.  En fonction des besoins et du profil du client, mais aussi en fonction de ce que la machine aura compulsé et appris en traitant des milliers d'autres dossiers, le robo-advisor est capable de donner une réponse optimale. Des plateformes en ligne de conseil en investissement financier Les sociétés qui exploitent cette technologie parviennent à réduire leurs coûts de gestion, ce qui a des retombées favorables sur les rendements servis aux épargnants. Toutefois, le secteur est parfaitement encadré. Les Fintechs dont le modèle est basé sur les robo-advisors sont régulées par le gendarme financier français, à savoir l'Autorité des marchés financiers (AMF). Concrètement, les robo-advisors correspondent à des plateformes. Leur page d'adhésion invite à saisir ses informations dans un formulaire (âge, revenus, objectifs financiers). L'algorithme analyse alors les données afin de trouver la formule adaptée, c'est-à-dire une allocation d'actifs personnalisée pour composer le portefeuille de l'investisseur. Par exemple, un profil plus dynamique flèche un pourcentage des fonds sur les marchés actions plus élevé que dans le cadre d'un profil prudent. Lorsque la validation du portefeuille est entérinée, le robo-advisor s'occupe de la gestion des actifs. L'épargnant n'a plus qu'à effectuer des versements quand il le souhaite. Toujours en tenant compte de la stratégie d'investissement, l'algorithme ventile les versements en ajustant les placements, afin de conserver une cohérence et une diversification des actifs. Ce sont par exemple des ETF (exchange-traded funds) ou trackers, qui sont des fonds indiciels crantés sur des indices comme le CAC40. Les atouts des robo-advisors et leurs inconvénients Un robo-advisor propose plusieurs avantages :  des frais réduits par rapport aux coûts de fonctionnement d'équipes de conseillers financiers ; un seuil d'accès plus abordable que chez les banques traditionnelles (1000 euros contre 100 000 euros) ; la disponibilité 24h/24 et 7j/7 pour faire des opérations. Et dans la colonne des inconvénients des robo-advisors, on peut citer : la simplicité du formulaire d'informations qui peut engendrer des réponses trop approximatives, ce qui va influer sur la formule d'allocation d'actifs ; une offre de véhicules financiers parfois limitée à l'assurance vie en unités de comptes (pas de PEA ni compte titres ordinaire (CTO)) ; un éventail de classes d'actifs également limité ; un manque d'adaptation à l'évolution des situations des épargnants suite à un déficit de conseil. Alors, depuis le simple conseiller consultatif jusqu'à la gestion conseillée (disposant d'un compte propre ou d'un contrat d'investissement), en passant par la gestion sous mandat, quels sont les meilleurs rodo-advisors pour les épargnants français ? Pas d'impatience, on y vient ! Notre avis sur Yomoni : présentation Yomoni dit vouloir « éclairer » les investissements et propose la souscription de trois produits financiers : l'assurance vie, le Plan d'épargne en actions (PEA) et le compte titres ordinaires (CTO). Les promesses sont celles d'une gestion personnalisée via un algorithme de profilage, optimisée grâce à un outil digital simple et maitrisée, en passant par une gestion indicielle sous mandat. Le tout chapeauté par une équipe de gestion indépendante. Le robo-advisor revendique plus de 200 millions d'euros actifs en gestion, les fonds étant sécurisés dans des filiales du Crédit Agricole et du Crédit Mutuel Arkea. La procédure d'adhésion peut se faire en toute autonomie ou alors avec l'aide d'un expert financier (entendons par là un conseiller humain). La souscription permet d'avoir un suivi des placements depuis l'espace client, bien que là encore un conseiller soit joignable par téléphone, par mail ou par chat en moins de 30 secondes ! Le fonctionnement de Yomoni est le suivant : définition de la stratégie d'investissement en ligne ou via un diagnostic patrimonial en direct ; choix de l'enveloppe fiscale ; composition du portefeuille grâce à une gestion profilée soutenue par les algorithmes ; optimisation des investissements au fil des jours. En termes de performance, depuis 2016, le rendement de l'assurance vie P1 est de 2,1% contre 7% pour un P10. Et pour le PEA sur la même période le taux servi atteint 6,4%.  Quels sont les tarifs chez Yomoni ? Les frais de gestion coûtent 0,7% du montant par an, les frais de l'enveloppe d'investissement 0,6%, et les frais des fonds indiciels 0,3%. Soit 1,6% en tout. Mais tout est modulé également en fonction de la prise de risque de l'épargnant. Ainsi, un profil prudent (P0) en assurance vie se voit ponctionner 0,6% par an alors qu'un profil fortement dynamique (P10) toujours en assurance vie jusqu'à 1,6% par an.  Notre avis sur WeSave : présentation WeSave s'affirme comme une solution d'épargne « plus performante, avec moins de frais, au service client irréprochable ». Le robo-advisor structure son modèle économique sur quatre axes : l'épargne, les conseils, l'immobilier et l'expertise.  Reste que WeSave est avant tout une plateforme d'épargne 100% en ligne qui mise sur l'innovation technologique pour bonifier l'expérience utilisateur. La plateforme met en avant : le suivi des contrats depuis un tableau de bord ; les opérations en ligne (versements mensuels, versements libres sans frais, etc.) ; l'accessibilité de l'épargne en ligne depuis toutes les plateformes ; une sécurité maximale grâce aux solutions de chiffrement déployées. En termes d'offres, WeSave distribue des contrats d'assurance vie, des contrats de capitalisation et des fonds 100% en euros à capital garanti. S'ajoute l'offre WeSave Family dédiée aux enfants des souscripteurs. La plateforme commercialise également une solution d'investissement SCPI (immobilier) 100% digitale et met à disposition WeSave Conseil, qualifiée de « première plateforme d'analyse et de conseil en gestion de patrimoine ». Du côté des performances servies par WeSave entre le 31 décembre 2016 et le 31 décembre 2019, le profil prudent (P1) émarge à 4,06% (composition à 45% sur le fonds euros et à 55% en unités de compte). Le profil le plus dynamique (P10) à 100% en unités de compte a offert un rendement de 18,04% en trois ans. La plateforme permet d'épargner grâce à ses solutions à partir de 300 euros seulement. Il suffit de préciser ensuite le montant total à investir dans le temps et l'horizon de placement pour se constituer une épargne de précaution.  En ce qui concerne les tarifs, WeSave ne prélève aucuns frais d'entrée, de dossier, de versement et d'arbitrage. Les frais de gestion sont de 0,6% dont 0,2% supplémentaires pour les unités de compte. Enfin, la gestion sous mandat vaut 0,7%. Soit un total de 1,5% des sommes placées par an. Notre avis sur Nalo : présentation Le robo-advisor Nalo concentre son offre sur l'assurance vie en gestion sous mandat. Cette solution d'assurance vie personnalisée confie l'épargne à des experts qui pilotent les investissements en fonction de la stratégie établie Une stratégie qui résulte bien entendu du travail des algorithmes.  Nalo se différencie dans le sens où le robo-advisor ne fonctionne pas par profils prédéfinis. C'est un profil entièrement individualisé qui est pris en compte, en fonction évidemment de l'aversion au risque, des objectifs à atteindre et de la situation patrimoniale. Nalo promeut son option Multiprojets, un seul et unique contrat d'assurance vie multisupport qui permet de répartir, au sein même de ce véhicule, différentes enveloppes en fonction des projets à financer. Cette singularité permet de conserver l'antériorité fiscale du contrat et d'éviter l'impôt sur les plus-values en cas de retraits. Les supports d'investissement de Nalo sont exclusivement les ETF. Ils ont l'avantage d'avoir une gestion passive puisqu'ils répliquent des indices. Conséquence : les frais de gestion du portefeuille sont plus faibles. Comme ses concurrents, le robo-advisor élimine les frais d'entrée, d'arbitrage et de dossier. Pas de rétrocessions non plus.  Les frais de gestion de Nalo Patrimoine (multisupport) s'élèvent à 0,85% par an. S'ajoutent des frais de gestion des ETF de 0,55% par an. Quand aux frais de gestion des supports indiciels sélectionnés, il faut uniquement additionner 0,25% en moyenne. Soit un total de 1,65% par an. Au final, Nalo c'est deux fonds en euros parmi les plus performants du secteur, une sélection de fonds indiciels très importante et un partenariat avec Generali Vie, le leader  de l'assurance vie en France (qui assure justement le contrat Nalo). Derniers éléments à souligner : la possibilité de basculer en mode de gestion privée (réservée aux portefeuilles de 250 000 euros et plus) et l'opportunité de placer son argent sur des ETF ISR (investissement socialement responsable) pour mettre en accord ses placements avec certaines valeurs.  Comment comparer les meilleurs robo-advisors ?  Vous souhaitez utiliser un robo-advisor pour placer votre épargne et faire fructifier vos investissements. Après avoir décrit succinctement les trois principaux acteurs sur le marché hexagonal (Yomoni, WeSave, Nalo), récapitulons les éléments qui vont vous permettre de comparer les meilleurs robo-advisors : l'offre de produits financiers (PEA, CTO, assurance vie) ; les frais de fonctionnement (entrée, dossier, arbitrages, sortie) ; les modes et les frais de gestion (libre, déléguée, sous mandat) ; l'éventail des supports d'investissement (actions, obligations, trackers, immobilier, fonds ISR, etc.) ; les outils de reporting et de suivi de votre portefeuille d'actifs ;  le mécanisme de profilage (profil de risque prudent, équilibré, dynamique, personnalisé) ; la qualité de l'expérience utilisateur (ergonomie, navigation, facilité à trouver des informations, etc.) ; la présence d'une plateforme de conseils ; l'option de gestion privée ; le ticket d'entrée ; l'ancienneté ; les performances passées ; le nombre de clients ; les volumes gérés ; les agréments ; la qualité de l'expertise maison et du conseiller personnalisé. Comme souvent, choisir le meilleur robo-advisor nécessite de croiser de nombreux paramètres. Et ces éléments dépendent de chacun, du projet recherché (retraite, épargne de précaution, transmission de patrimoine, financement d'un projet personnel), des avantages fiscaux et de la flexibilité des produits (PEA, CTO, assurance vie), des frais de gestion et de l'expérience utilisateur, qui combine support client, accès à l'information, reporting et expertise humaine ! Il est donc recommandé d'établir ses besoins d'épargne auparavant, en prenant compte des possibles évolutions de sa situation (personnelle, professionnelle, patrimoniale), puis d'engager la comparaison des Fintechs en effectuant des simulations en ligne. Inutile de se fier uniquement au critère réducteur des rendements puisque les performances passées ne préjugent jamais des performances du futur ! 
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    Meilleur courtier pour un débutant
    Article ajouté le 09/06/2020 à 16h25 Épargne
    Si vous souhaitez vous lancer en bourse, il vous faut sélectionner le bon intermédiaire. L'occasion de nous interroger sur les critères de choix du courtier. Banque de réseau, banque en ligne ou broker : voici les éléments dont il faut tenir compte. Comment choisir son broker ? Pour débuter en bourse, mieux vaut passer par un courtier en ligne afin de se faciliter la tâche et de trouver des conseils pour établir sa stratégie d'investissement. Cette dernière est d'ailleurs la véritable clé de voûte pour ne pas succomber aux éléments psychologiques qui poussent à la sortie de route (comportements moutonniers ou irrationnels). Choisir son broker nécessite préalablement de déterminer son profil d'investisseur.  Logiquement, un courtier est adapté aux investisseurs qui n'ont pas le temps de s'informer ou de gérer leur portefeuille d'actifs au quotidien. L'épargnant doit s'interroger sur le montant des fonds qu'il souhaite investir, sur son background dans l'univers de la bourse ou encore sur l'éventuel ciblage de ses actifs. Ensuite, il faut mesurer le degré de confiance accordé sans se laisser aveugler par les seuls frais de courtage. Il faut être vigilant sur l'identité du broker, sa localisation géographique, ses garanties financières. Pour rappel, l'activité de courtage est réglementée par l'AMF (Autorité des marchés financiers), un phare dans l'océan des marchés boursiers.  Que scruter pour sélectionner son broker ? En répondant à ces questions : quelle est sa solidité financière ? Quel est son historique ? Quelle est sa réputation ? En cas de doute, inutile d'aller plus loin en confiant des fonds à une société qui n'en est pas digne. Le service client est également un critère important : est-il joignable facilement  Quelles sont les informations mises à disposition du public ?  Quels sont les points clés pour choisir son broker ? Le courtier est un intermédiaire qui permet aux investisseurs de passer leurs ordres sur les instruments financiers. Mais ce n'est pas tout puisque le broker fournit des contenus pour informer ses clients (supports pédagogiques) et pour les conseiller à travers notamment des outils d'aide à la décision. Il peut s'agir de logiciels d'analyse graphique des cours afin de bien saisir son historique ou bien un stock screener qui permet d'établir son stop-picking.  Les acteurs du courtage sont les banques traditionnelles qui évitent de devoir changer d'établissement, les banques en ligne qui proposent une offre complète à distance, et les courtiers spécialisés très performants en termes de tarifs et de services. A l'instar des pures players, l'expérience utilisateur et l'accompagnement du support sont des enjeux essentiels de leurs démarches. Le choix du véhicule d'investissement est important. On trouve le compte titre ordinaires (CTO), véhicule complexe qui ouvre à tous les marchés financiers, le plan d'épargne en actions (PEA) associé à une fiscalité avantageuse au bout de cinq ans de détention, et l'assurance vie multisupport impliquant des unités de compte pour investir en bourse (et de nombreux avantages fiscaux et de transmission de patrimoine). Autre point différenciant : l'éventail possible de produits à intégrer à son portefeuille d'actifs (action, OPCVM, ETF, etc.). En effet, tous les courtiers n'ont pas une offre exhaustive. Alors quel est le meilleur courtier en bourse ? Tout simplement, celui qui répond aux besoins du client : accès aux marchés et aux produits souhaités, accompagnement approprié au profil du débutant en bourse, et rapport qualité/prix le plus attractif.  Les atouts et les inconvénients des courtiers La ligne conductrice est la suivante : réduire ses frais de courtage tout en ayant une plateforme suffisamment étoffée en outils pour disposer de la bonne information au bon moment afin de prendre la meilleure décision. Attention dès lors à la rapidité des ordres passés en bourse, toujours dans l'optique de maximiser et affiner ses positions en temps voulu, surtout que la volatilité est importante. Il faut noter que les frais fixes appliqués par les banques traditionnelles ont un impact négatif pour les petits comptes. En effet, ils représentent pour chaque ordre passé une retenue de l'ordre de 1% à 2%, ce qui est considérable pour plomber la performance des investissements, notamment si on multiplie les ordres.  Mieux vaut quitter sa banque de réseau alors. Sauf que, psychologiquement, ce n'est pas toujours évident, l'élément bloquant étant généralement le PEA ouvert dans sa banque. Et les clients n'ont pas forcément envie de se fâcher avec leur banque à tort, le client étant en position de force quoi qu'il en pense. De plus, le transfert du PEA vers un courtier en ligne est très facile et sans frais. Petit bémol : les banques de réseau sont susceptibles d'appliquer des frais de transfert de PEA. Mais la négociation est possible surtout si le client possède d'autres produits dans l'établissement ! Sur ce marché, les banques en ligne sont très intéressantes (BforBank, Boursorama Banque, Fortuneo, ING, Hello bank !) car elles permettent justement de mettre dans un même établissement tous ses comptes. Cette offre complète fait plus la différence que les seuls frais de courtage qui apparaissent plus onéreux par rapport aux acteurs spécialisés en ligne. De plus, certaines banques en ligne sont des acteurs historiques de la bourse en ligne ! Côté broker, prenons le cas de Binck, qui est plébiscité notamment par la sécurité et par la rapidité des ordres de bourse. Binck propose une offre plutôt complète (PEA, compte-titres, trackers, produits dérivés, etc.) avec des tarifs plutôt bas, même si d'autres font mieux à l'instar de Degiro. Sur ce podium des courtiers en ligne, il faut bien évidemment ajouter Bourse Direct, qui affiche le sans doute le parfait compromis entre services et frais de courtage pour les petits comptes. Choix d'un broker : en résumé  Voici les points importants pour choisir son courtier au moment de débuter en bourse : les tarifs ; l'ergonomie des plateformes ; les outils/informations/analyses techniques ; le support, la rapidité, la pertinence en cas de problème technique ; la sécurité ; l'étendue de l'offre. A ce titre, Bourse Direct et Degiro sont intéressants pour les petits comptes, Binck étant plus performant pour les comptes supérieurs (type 5000 ou 10 000 euros). Les titulaires d'un PEA se tournent plus volontiers vers Binck et Boursorama Banque. Quant aux comptes plus conséquents, c'est encore Binck qui tire son épingle du jeu, juste devant ProRealTime Trading. Enfin, dans le cadre d'investisseur peu actif (passant moins de 4 ordres par mois), l'élément tarifs est bien moins important que les éléments outils et informations. D'où la préférence pour  Bourse Direct, Boursorama Banque ou Fortuneo. Pour les investisseurs actifs, ce sont les tarifs, la rapidité et l'ergonomie de l'interface qui comptent. D'où la préférence cette fois pour Binck, Bourse Direct et Degiro.
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