Quand faut-il faire sa déclaration de revenus ? Les dates clés.
Le service de déclaration en ligne sur le site impots.gouv.fr et via l'application mobile a ouvert le jeudi 9 avril. La date limite pour déclarer ses revenus 2025 en ligne dépend de son département de résidence, avec une répartition classique en trois zones.
- Zone 1 (départements 01 à 19 et non-résidents) : jusqu'au jeudi 21 mai 2026 à 23h59.
- Zone 2 (départements 20 à 54) : jusqu'au jeudi 28 mai 2026 à 23h59.
- Zone 3 (départements 55 à 974 et 976) : jusqu'au jeudi 4 juin 2026 à 23h59.
En cas d’impossibilité de faire sa déclaration en ligne, le format par papier existe encore mais est désormais optionnel pour ceux ayant déclaré leurs revenus en ligne en 2025. Pour revenir à l’avis déclaratif papier, il est nécessaire de cocher l’option dans son espace en ligne. La date limite de dépôt est alors fixée au mardi 19 mai 2026 à 23h59 (y compris pour les résidents français à l'étranger), le cachet de la Poste faisant foi.
Une fois la déclaration effectuée, chaque contribuable pourra consulter son avis d'impôt dans son espace sécurisé :
- En ligne : entre le 24 juillet et le 31 juillet 2026 ;
- Par courrier (si option papier) : entre le 23 juillet et le 28 août 2026 selon la situation (remboursement, montant à payer ou rien à payer).
Le remboursement d’un trop-perçu interviendra généralement le 24 ou le 31 juillet 2026. Si le contribuable doit payer un montant d'impôt, voici la procédure :
- Paiement en une fois le 25 septembre 2026 si le montant est inférieur ou égal à 300 € ;
- Paiement via quatre prélèvements mensuels (de septembre à décembre 2026) si le montant est supérieur à 300 €.
Il est important de ne pas attendre la dernière minute pour déclarer, car un retard peut entraîner une majoration de l'impôt et des intérêts de retard. Pensez à faire votre déclaration le plus tôt possible pour éviter les bugs de dernière minute sur le site.
Une application mobile enrichie pour déclarer en ligne
Techniquement, l’application mobile impot.gouv permet de déclarer ses comptes bancaires à l'étranger, ses comptes d'actifs numériques ou contrats de capitalisation (déclaration n°3916-3916 bis). Bercy précise toutefois : « Cette année, les usagers ayant ce type de comptes à l'étranger pré-remplis sont invités à ne pas déclarer dans l'appli pour leur éviter une nouvelle saisie d'informations déjà connues de l'administration. Ils peuvent toutefois passer outre l'avertissement et déclarer dans l'application, notamment s'ils n'ont qu'un ou deux comptes à ressaisir ».
L’application mobile intègre une messagerie sécurisée pour échanger avec l'administration, consulter son historique ou demander des copies d'avis. Il est également possible de signaler un changement d'adresse (en France) directement via le parcours mobile.
Par ailleurs, le moteur de recherche du site impots.gouv.fr utilise l'IA pour mieux interpréter les questions posées en langage naturel et guider plus précisément les usagers. Enfin, la double authentification est devenue la règle pour accéder à « mon espace Finances publiques » (nouveau nom de l'espace particulier) afin de sécuriser les opérations sensibles.
Les nouveautés fiscales à connaître
Le gouvernement a décidé de revaloriser le barème avec des tranches de l'impôt sur le revenu indexées sur l'inflation qui augmentent de 0,9 % cette année.
Le fisc propose aussi le taux individualisé par défaut pour les couples mariés ou pacsés. Au lieu d’un taux unique par foyer (sauf option contraire choisie) s’applique un taux individualisé dans le but de refléter les revenus propres de chaque conjoint et ainsi éviter des déséquilibres.
Autre changement : le plafond de réduction d'impôt à 75 % pour les dons aux organismes d'aide aux personnes en difficulté (type « dons Coluche ») est doublé, passant de 1 000 € à 2 000 € pour les versements effectués depuis le 14 octobre 2025.
Côté services à la personne, les particuliers employeurs doivent désormais fournir plus de détails. Un menu déroulant impose de préciser la nature de la dépense (27 catégories comme le ménage ou le jardinage), ainsi que l'identité du bénéficiaire et les modalités d'intervention (emploi direct, prestataire, etc.).
Enfin, il faut noter le durcissement du régime micro-BIC pour les meublés touristiques non classés (type Airbnb). Le seuil d'éligibilité tombe à 15 000 € de revenus annuels et l'abattement forfaitaire est réduit à 30 %.
La déclaration des revenus d’une assurance-vie en 2026
La règle fondamentale est la suivante : si le souscripteur n'a effectué aucun retrait (rachat) en 2025, il n'a rien à déclarer. Les intérêts cumulés à l'intérieur du contrat ne sont pas imposables tant qu'ils ne sortent pas de cette "enveloppe" fiscale. Pour les fonds en euros, les prélèvements sociaux (fixés à 17,2 % pour ce placement) sont d'ailleurs soustraits automatiquement chaque année par l'assureur sur les intérêts crédités, sans aucune action de la part du contribuable souscripteur.
En cas de retrait sur son assurance vie en 2025, seuls les gains (intérêts et plus-values) compris dans ce retrait sont imposables. Les données sont normalement pré-remplies dans les déclarations grâce à l'Imprimé Fiscal Unique (IFU) envoyé par l’assureur. Pensez à bien vérifier les chiffres et les corriger si nécessaire.
Le traitement fiscal dépend de l'âge du contrat et de la date des versements :
- Contrat de moins de 8 ans : Les gains doivent figurer en case 2ZZ. Ils sont soumis par défaut au Prélèvement Forfaitaire Unique (flat tax) de 30 % (12,8 % d'impôt sur le revenu et 17,2 % de prélèvements sociaux). Si la tranche d'imposition est faible, il est possible d’opter pour le barème progressif en cochant la case 2OP.
- Contrat de plus de 8 ans : le souscripteur bénéficie d'un abattement annuel sur les gains de 4 600 € (9 200 € pour un couple marié/pacsé). Pour les versements effectués depuis le 27 septembre 2017, la taxation après abattement dépend du montant total des versements nets :
- Case 2VV (taxée à 7,5 %) pour la part des gains correspondant à des versements n'excédant pas 150 000 € ;
- Case 2WW (taxée à 12,8 %) pour la part excédant ce seuil de 150 000 €.
Si le contribuable détient plusieurs contrats chez des assureurs différents, c'est à lui d'additionner ses versements pour vérifier s’il a franchi le seuil des 150 000 €, et de répartir les montants entre les cases.
Si le contrat est détenu hors de France, le souscripteur doit le déclarer via le formulaire n°3916-3916 bis. L'oubli de déclaration d'un compte ou contrat à l'étranger est passible d'une amende de 1 500 € par contrat, même s'il n'a généré aucun revenu.
Hausse de la CSG : quels revenus concernés ?
Les revenus déjà concernés sur 2025 par la hausse de la CSG de 9,2% à 10,6% sont :
- les revenus du capital (gains issus des actions, des obligations, des cryptomonnaies, etc.) ;
- les revenus du patrimoine (LMNP, plus-values mobilières).
Les revenus fonciers et ceux de l’assurance vie profitent d'un taux dérogatoire maintenu à 9,2 % pour la déclaration actuelle.
Bien que touchés par la réforme, les Plans d’épargne en actions (PEA) et l’épargne salariale ne voient leur taux de CSG augmenter qu'à partir des revenus perçus en 2026. Pour la déclaration de 2025, ils restent taxés à l'ancien taux.
Pour les revenus subissant la hausse de la CSG, le taux global du Prélèvement Forfaitaire Unique (PFU) grimpe à 31,4 % (au lieu de 30 %). L'administration fiscale applique ces changements automatiquement. Il appartient simplement à chacun de vérifier que les informations pré-remplies correspondent à son Imprimé Fiscal Unique (IFU) envoyé par sa banque ou son courtier.
Pour mesurer l’impact sur votre revenu fiscal de référence (RFR), élément majeur pour de nombreux calculs (aides, tarifs bancaires, etc.), utilisez le simulateur d’impôt 2026 déjà disponible sur impots.gouv.fr.
